•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une nuit à l’extérieur pour contrer la faim

Une tente est installée sur le terrain du campement enneigé. En arrière-plan des élèves transportent des cartons. On aperçoit aussi un canapé dehors.
Les élèves de 8e et 9e année ont passé la nuit glaciale du 6 décembre dehors. Photo: Radio-Canada / Tiphanie Roquette
Radio-Canada

Défi relevé pour les élèves de l'École francophone d'Airdrie qui ont passé 24 heures dehors, afin de comprendre la réalité des sans-abri. En plus de les conscientiser à l'itinérance, cette activité permet, depuis huit ans, d'amasser des dons et des fonds pour la banque alimentaire d'Airdrie.

La quasi-totalité des 33 participants se sont réveillés vendredi matin sous leurs abris de fortune, après avoir passé la nuit à la belle étoile.

« Ça s’est bien passé pour moi », raconte Eleonor qui a dormi blottie dans une boîte en carton.

Des abris en cartons sont installés sur un terrain recouvert de neige. Il y a un bâtiment en arrière-plan.Les élèves ont construit eux-mêmes leurs abris. Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

« Mais vers 4 h du matin, j’ai eu très froid, car mon matelas s’était dégonflé. J’étais un peu mouillée dans le dos. Donc, je suis rentrée [me réchauffer], et ça a été correct après [...] je suis ressortie [car] je voulais continuer le défi », raconte l'adolescente qui participe pour la troisième fois à l’initiative.

Deux personnes plient une couverture dans le couloir de l'école. Un sac à dos et des sacs poubelles noirs sont déposés sur le sol.Les plus frileux pouvaient aller se réchauffer à l'intérieur de l'école. Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Carton pour les uns, tente et sac de couchage pour les autres, chacun s’est équipé comme il le pouvait pour vivre cette expérience de l’itinérance. Tous sont restés mobilisés, portés par la chaleur humaine qui régnait dans le campement temporaire.

« Je pense que la plus grande valeur de ce projet-là, c’est l’empathie, dit l’enseignante Marilyne Beauchesne. Ils comprennent qu’ils ont le pouvoir d’aider leur propre communauté. »

« J'ai toutes ces choses [dont] j'ai pas nécessairement besoin [quand d’autres n’ont rien]. Ils n'ont pas la chance. Ils ont besoin de demander à quelqu'un d'autre et ils n'ont pas nécessairement ce qu'ils veulent. Ça fait mal au coeur [...] de les voir comme ça », affirme Claire Kusler, élève en 8e année.

En plus des dons et des recettes générées par un marché de Noël à l'école, les élèves ont aussi parcouru 8 kilomètres à pied pour solliciter des dons auprès de la population et des entreprises dans le centre-ville d'Airdrie.

Le message est aussi important que l’argent qu’on ramasse.

Marilyne Beauchesne, enseignante

Cette année, les élèves se sont associés à la police d'Airdrie pour amasser 2800 $ pour la banque alimentaire de la ville.

Le décompte n’a pas encore était fait, mais Marilyne Beauchesne a bon espoir que l'objectif sera atteint.

Des boîtes de conserve sont empilées sur une table.La récolte de denrées non périssables a fracassé un record cette année. Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Avec 750 produits collectés jeudi, les élèves ont amassé la plus grande quantité de denrées non périssables en un jour, depuis le début de l'initiative.

Gros plan sur des assiettes rouges contenant des crêpes.Après l'effort, c'est le moment de réconfort pour la trentaine d'élèves qui ont eu droit à des crêpes pour le petit déjeuner. Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Avec les informations de Tiphanie Roquette et d'Audrey Neveu

Alberta

Pauvreté