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Coupes de Doug Ford : « une atteinte aux droits linguistiques », dénonce François Boileau

le portrait d'un homme
Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau Photo: Radio-Canada / Cedric Lizotte
Radio-Canada

François Boileau, dont le poste de commissaire indépendant aux services en français a été aboli officiellement jeudi, affirme que la suppression du Commissariat aux services en français de l'Ontario est « une atteinte aux droits linguistiques de la population francophone et un recul prima facie pour tout l'Ontario ».

C'est ainsi que M. Boileau réagit par voie de communiqué à l'adoption de la loi 57 par le gouvernement de Doug Ford.

Les conservateurs soutiennent que ces coupes et l'annulation du projet d'Université de l'Ontario français, annoncées dans l'énoncé économique du 15 novembre dernier, sont nécessaires, compte tenu du déficit provincial de près de 15 milliards de dollars.

M. Boileau affirme toutefois que la disparition du Commissariat est difficile à justifier sur le plan de l’efficience budgétaire, alors que le gouvernement a promis de transférer son personnel au sein du bureau de l'ombudsman provincial.

Le gouvernement a aussi promis de créer un poste de commissaire aux services en français à l'intérieur du bureau de l'ombudsman.

Jamais un commissaire employé du bureau de l’Ombudsman n’aura l’indépendance nécessaire pour accomplir toutes les fonctions du mandat que lui confère la Loi sur les services en français.

François Boileau

M. Boileau ajoute que le gouvernement appauvrit le régime législatif en matière de droits linguistiques dans une province où, hier encore, elle faisait figure de proue.

De son côté, l'ombudsman Paul Dubé avait demandé au gouvernement de préserver le rôle de revendication du commissaire aux services en français, après avoir affirmé que son bureau pourrait prendre soin des francophones.

La députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, qui a quitté le Parti progressiste-conservateur le mois dernier, après avoir dénoncé les compressions du gouvernement, a affirmé, jeudi, à la suite de l'adoption de la loi 57 que la situation était injuste.

[C'est] malheureux qu'il n'y ait pas de raisonnement derrière ces mesures, a-t-elle soutenu.

Pour sa part, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) s’est dite troublée et profondément déçue.

Je ne peux pas croire qu’en 2018 il faille encore lutter contre un gouvernement qui s’attaque de la sorte à nos institutions, a déclaré le président de l’AFO, Carol Jolin.

Le transfert officiel des employés et des responsabilités du Commissariat aux services en français au bureau de l'ombudsman doit avoir lieu d'ici le printemps prochain.

Toronto

Politique provinciale