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Un convoi de tracteurs pour interpeller Justin Trudeau

Le reportage de Michel Marsolais
Radio-Canada

Après les environnementalistes ce matin, c'est maintenant au tour des producteurs agricoles de faire valoir leurs revendications en marge de la rencontre des premiers ministres du Canada, des provinces et des territoires qui se déroule à Montréal.

Un convoi de six tracteurs, suivi de plusieurs agriculteurs en voiture, a quitté les bureaux de l'Union des producteurs agricoles (UPA) à Longueuil pour se rendre à Montréal, devant l'hôtel où se tient la rencontre des premiers ministres.

Les représentants du secteur laitier souhaitent rappeler au premier ministre Justin Trudeau son engagement pour indemniser « équitablement et justement » les producteurs de lait, à la suite de la signature de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

L’UPA, les Producteurs de lait du Québec et les Producteurs de lait du Canada disent être pénalisés par ce traité, car il leur enlève une part importante du marché et les soumet à des règles qui doivent être approuvées par les États-Unis. Ils estiment le montant de leurs pertes à 450 millions de dollars.

Le président de l’UPA, Marcel Groleau, tient également à rappeler aux premiers ministres que c’est la troisième fois que les producteurs de lait font les frais de grands accords commerciaux.

« On a fait des concessions avec l’Europe, on a fait des concessions dans le PTP [Partenariat transpacifique] », dit-il.

Les environnementalistes réclament des actions

Une cinquantaine de membres de Greenpeace ont pour leur part dénoncé ce matin à Montréal ce qu’ils qualifient d’absence complète de la classe politique face aux changements climatiques. Pour l’organisme, les gouvernements devraient proposer un plan beaucoup plus ambitieux et visionnaire qui laisse une plus grande place aux énergies renouvelables.

Le responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Québec, Patrick Bonin, devant un groupe de manifestantsLe responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Québec, Patrick Bonin Photo : Radio-Canada

« Le gouvernement canadien et toutes les provinces n'ont pas de plans qui sont en ligne avec ce que la science exige en termes de réduction [des gaz à effet de serre] », déplore le responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Québec, Patrick Bonin, alors que « l'ONU nous dit qu'on doit réduire de 50 % les émissions dans les 10 prochaines années ».

Le gouvernement est en train de faire l'expansion de la production du pétrole des sables bitumineux [...], alors qu'on doit investir dans [...] l'électrification des transports, le transport collectif, les énergies renouvelables, le solaire, l'éolien.

Patrick Bonin, Greenpeace

Patrick Bonin soutient toutefois qu'il ne faut pas « sacrifier » les travailleurs de l'industrie du pétrole en Alberta. « Il faut les aider à faire la transition vers les énergies renouvelables, comme le solaire », dit-il. Il ajoute que l’Alberta doit « arrêter de se mettre la tête dans le sable » en continuant de vouloir développer le pétrole « le plus sale au monde ».

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