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Le Cégep de Sept-Îles veut améliorer la maintenance ferroviaire

Un homme devant une console et un écran qui simulent la conduite d'une locomotive
Simulateur de conduite de locomotive pour la formation des candidats Photo: Radio-Canada / Daniel Fontaine
Radio-Canada

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) renouvelle pour cinq ans le financement de la Chaire de recherche en maintenance ferroviaire du Cégep de Sept-Îles.

Un texte de Louis Garneau

L'entente est assortie d'un soutien financier de 1 million de dollars, en excluant la participation des partenaires Rio Tinto IOC, ArcelorMittal et Transport ferroviaire Tshiuetin.

En plus de confirmer la bonne tenue du programme de recherche, l'entente permet aux chercheurs en poste à Sept-Îles de poursuivre le développement et la mise au point d'innovations pour le secteur ferroviaire en milieu nordique.

Luc FaucherLuc Faucher est titulaire de la Chaire de recherche industrielle sur l'exploitation et la maintenance ferroviaire du Cégep de Sept-Îles. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Il y a des systèmes de caméras, d'information maintenant qui existent et qui permettent d'outiller beaucoup plus la personne qui est derrière la conduite.

Luc Faucher, titulaire de la Chaire de recherche industrielle sur l'exploitation et la maintenance ferroviaire du Cégep de Sept-Îles

Luc Faucher ne craint pas que le métier de conducteur de train soit menacé. Selon lui, l'objectif initial du programme demeure l'appui au conducteur. Donc des technologies qui vont l'aider à faire son travail, mais de façon sécuritaire et de façon efficace également.

Une carte sur un écran d'ordinateurUn logiciel informatique permet de localiser l'emplacement d'un convoi sur la voie ferrée dans un secteur isolé. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Sur la Côte-Nord, les communications en milieu isolé et l'inspection de la voie ferrée constituent des défis logistiques, d'où l'intérêt de trouver et d'adapter des solutions qui permettront de réduire les coûts dans ce secteur industriel où la maintenance représente jusqu'à 30 % des coûts d'opération.

Laboratoire

En laboratoire, le chercheur Laurent Ferrier s'affaire à la mise au point d'un boîtier capable de transmettre aux employés sur la voie ferrée le signal qu'un train arrive et vice-versa afin de signifier un empêchement.

Laurent Ferrier est chercheur au Cégep de Sept-ÎlesLaurent Ferrier, chercheur au Cégep de Sept-Îles Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

On fait du prototypage. Là par exemple, c'est des boîtiers que j'ai conçus pour une entreprise de chemin de fer locale.

Laurent Ferrier, chercheur au Cégep de Sept-Îles
Un boîtierCe boîtier contient le matériel électronique nécessaire à l'échange de données géolocalisées en-dehors des réseaux de télécommunication. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Il développe un système de captage bidirectionnel qui fonctionne en-dehors des réseaux de communication. Les employés recevront un signal d'avertissement sur une espèce de montre qu'ils porteront au poignet.

Des travaux de maintenance peuvent ainsi être exécutés en toute sécurité à proximité de la voie ferrée sans entraver la circulation des convois.

Diverses applications sont en cours de développement pour alléger les frais de maintenance du chemin de fer, qui représentent jusqu'à 30 % des coûts d'exploitation.

Image rendue par une caméra fixée à l'essieu d'une locomotive pour détecter l'espacement anormal entre les railsImage rendue par une caméra fixée à l'essieu d'une locomotive pour détecter l'espacement irrégulier entre les rails Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

C'est vraiment d'appliquer les technologies autant à l'entretien de la voie ferrée qu'au matériel roulant, mais aussi aux opérations. Des nouveaux logiciels informatiques, par exemple une nouvelle technique de caméra pour mieux voir des défauts sur le rail, mentionne Luc Faucher.

Un jeune Marocain nouvellement diplômé en génie mécanique à l'École de technologie supérieure de Montréal vient d'intégrer l'équipe de recherche. C'est vraiment une équipe multidisciplinaire, le milieu de travail c'est vraiment stimulant, mentionne Hamza Moundai.

Un diplômé en génie mécanique, Hamza MoundaiDiplômé en génie mécanique, Hamza Moundai se dit attiré par l'équipe pluridisciplinaire de la Chaire de recherche industrielle en maintenance ferroviaire du Cégep de Sept-Îles. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

C'est ça que j'ai remarqué dès mon arrivée ici, que les projets sont ambitieux sur la Côte-Nord. On fixe la barre très haute ici.

Hamza Moundai, chercheur au Cégep de Sept-Îles

Une trentaine de candidats au poste de chef de train sont en formation au pavillon ArcelorMittal, à l'heure où sonne la retraite pour d'autres.

En incluant ceux qui étudient en technologie de l'information, en maintenance et en électronique industrielle, ils sont une centaine à profiter de l'expertise du Cégep de Sept-Îles.

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