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Écrire pour libérer des prisonnières

Portraits des 10 femmes disposés en mosaïque
Les 10 femmes auxquelles vous pouvez écrire dans le cadre des marathons d'écriture d'Amnistie internationale. Photo: Radio-Canada / Courtoisie Amnistie Internationale
Radio-Canada

Elles s'appellent Amal Fathy et Atena Daemi et sont emprisonnées pour avoir défendu les droits de l'homme. Les deux femmes s'apprêtent à recevoir des milliers de lettres écrites lors d'un marathon d'écriture, cette fin de semaine, par des inconnus qui souhaitent leur libération.

Ce marathon d'écriture organisé par Aministie internationale, notamment à Québec, vise cette année à envoyer des mots d'encouragement à dix femmes injustement emprisonnées ou dont les droits sont bafoués.

Les lettres leur seront acheminées à l'occasion de la Journée des droits de l'homme, lundi.

Une stratégie qui porte ses fruits, constate la responsable du groupe d'Amnistie de la région de Québec, Danielle Corbeil.

« Quand une personne est en prison et qu'elle reçoit des centaines, voire des milliers de messages, souvent ses conditions de détention s'améliorent », explique Mme Corbeil.

Tout au long de l'année, les membres d'Amnistie internationale écrivent aux gouvernements de pays qui emprisonnent des militants pour les droits de l'homme pour les inciter à libérer ces prisonniers.

L'initiative met de la pression sur les autorités et mène réellement à des libérations, affirme Mme Corbeil.

Entre 2000 et 2016, sur les 158 cas de droits qui ont été saisis pour le marathon, il y a eu 120 libérations.

Danielle Corbeil, responsable du groupe d'Amnistie de la région de Québec

Sur la liste de celles qui recevront des lettres du marathon cette année figure le nom de Marielle Franco. C'est plutôt à la famille de la politicienne brésilienne que devra être adressée la correspondance puisqu'elle a été assassinée en mars dernier.

Un portrait de l'activiste brésilienne, Marielle Franco.Des manifestants participent à un rassemblement à Sao Paulo en mémoire de la députée et activiste Marielle Franco, assassinée à Rio de Janeiro, au Brésil, le 15 mars 2018. Photo : AFP/Getty Images / MIGUEL SCHINCARIOL

Dans ce cas-ci, l'objectif est d'envoyer un message au gouvernement brésilien.

« Protégez vos gens parce que l'Amérique, l'Europe et tous les pays du monde vous observent et on voit que vous ne protégez pas suffisamment vos gens qui ont des droits à revendiquer », précise Mme Corbeil.

« Le gouvernement du Brésil va entendre parler des citoyens ordinaires qui disent : "c'est assez". »

L'ex-politicienne Françoise David s'implique dans la campagne pour une deuxième année. Elle constate à quel point la liberté d'expression est précieuse.

Moi, ça fait 50 ans que je milite, que je m'occupe de défense de droits sociaux, de droits humains et jamais on ne m'a intimidée, jamais on a voulu me faire taire et jamais je n'ai été mise en prison pour ça.

Françoise David, co-porte-parole de la campagne
Françoise David et Melissa Mollen Dupuis, les deux porte-parole de l'édition 2018 des Marathons d'écriture d'Amnistie internationale Canada francophone.Françoise David et Melissa Mollen Dupuis, les deux porte-parole de l'édition 2018 des Marathons d'écriture d'Amnistie internationale Canada francophone. Photo : Amnistie internationale / Caroline Russell

La co-porte-parole de la campagne a bien l'intention d'écrire un mot d'encouragement à chacune des femmes de la liste et elle sera présente au marathon d'écriture de Montréal samedi.

À Québec, les citoyens peuvent y participer samedi à la bibliothèque Monique-Corriveau et dimanche à la bibliothèque Gabrielle-Roy.

Québec

Droits et libertés