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Adopté à Queen’s Park, le projet de loi 57 fait réagir à Ottawa

Doug Ford et 7 membres assis en session parlementaire
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, avec d'autres membres du Parti progressiste-conservateur à Queen's Park. Photo: La Presse canadienne / COLE BURSTON
Radio-Canada

Les politiciens se sont prononcés : la loi 57, qui inclut des coupes dans les services en français en Ontario, a été adoptée jeudi à Queen's Park. La décision fait grincer des dents de nombreux intervenants de la francophonie ontarienne.

Malgré les protestations répétées des Franco-Ontariens au cours des dernières semaines, le gouvernement de Doug Ford n’a pas reculé sur la question.

La nouvelle loi transférera les fonctions du poste de commissaire aux services en français à l'ombudsman dès le 1er mai 2019. On n'y trouve aucune mention de l'Université de l'Ontario français.

Le conseiller à la Ville d'Ottawa Mathieu Fleury, du quartier Rideau-Vanier, ne décolère pas devant cette décision du gouvernement Ford.

Le gouvernement Ford vient de confirmer pour les 20 prochaines années que les Franco-Ontariens ne devraient pas appuyer le gouvernement conservateur, puisqu’il continue de ne pas comprendre notre réalité, a-t-il dit.

J’invite les Franco-Ontariens et Ontariennes de tous les âges de continuer la résistance.

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier
Monsieur Cousineau  regarde la caméra avec une carafe de café dans la main.Guy Cousineau rappelle que les Franco-Ontariens ont mené de grandes batailles pour préserver la langue française. Photo : Radio-Canada / Rachel Gaulin

Guy Cousineau, qui a d’abord siégé comme conseiller municipal dans Vanier, à Ottawa, de 1974 à 1991, avant de succéder à Gisèle Lalonde à la mairie de cette ancienne municipalité jusqu'à la fusion de Vanier avec la nouvelle Ville d'Ottawa, en 2001, abonde dans le même sens.

Je pense que M. Ford n’a pas compris le message et c’est dommage parce que, malheureusement, ça va finir en cour, et je pense que nous allons gagner. On se rappelle la bataille que nous avons eue avec S.O.S. Montfort. Il faut se tenir debout et il faut que nous, les francophones, que nous continuions à exiger de nous faire servir en français, a-t-il affirmé.

La présidente du conseil d’administration de l’Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO) s'est dite déçue de ce développement. Elle s’attendait à un revirement à la suite du tollé national qu’a soulevé la décision du gouvernement Ford.

Soukaina Boutiyeb, présidente du C. A. de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa).Soukaina Boutiyeb, présidente du C. A. de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa). Photo : Radio-Canada / Vanessa Costa

Je me dis que mon gouvernement ne m’écoute pas, n’écoute pas la population franco-ontarienne.

Soukaina Boutiyeb, présidente du conseil d'administration, Association des communautés francophones d'Ottawa

Soukaina Boutiyeb a toutefois déclaré que l’adoption du projet de loi ne les décourage pas, ni elle ni son organisme, de continuer le combat.

Une perte, selon le président de l'AFO

Pour sa part, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) attend d'en savoir plus sur les tâches que l'ombudsman adjoint aura en matière de services en français.

Pour nous, c'est une perte au niveau des services en français et on va continuer et on ne lâchera pas [...] pour s'assurer que les services en français se poursuivent, a dit Carol Jolin.

Des avocats sont à évaluer si un recours en justice est envisageable, mais dans le moment, on n'a pas de choses précises qui disent dans quelle direction on va aller, a expliqué M. Jolin.

L'AFO mise sur le programme de contestation judiciaire que le gouvernement Trudeau vient de réanimer pour financer un éventuel recours judiciaire contre le gouvernement Ford.

Par contre, les efforts en coulisse vont se proursuivre pour obtenir une prolongation du financement de l'Université de l'Ontario français, qui doit cesser ses activités le 15 janvier, faute de financement.

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale