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Un étudiant de l'Université de Sherbrooke entendu à la Commission Viens

L'ex-député du PQ dans Abitibi-Est, Alexis Wawanoloath étudie à l'Université de Sherbrooke en droit.
L'ex-député du PQ dans Abitibi-Est, Alexis Wawanoloath étudie à l'Université de Sherbrooke en droit. Photo: Radio-Canada / Genevieve Proulx

Un étudiant en droit de l'Université de Sherbrooke, Alexis Wawanoloath, témoignera ce vendredi à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics aussi appelée la Commission Viens.

Il y parlera, entre autres, de son expérience comme député de la circonscription d'Abitibi-Est en 2007-2008. Je vais parler de comment j'ai vécu ici à Val-d'Or, j'ai pu vivre plusieurs choses ici dans ma jeunesse, où quand je travaillais comme député ou dans des écoles. Je vais pouvoir parler de la perception des premières nations face à l'éducation. La Commission n'a pas l'éducation dans son mandat, mais c'est central aux solutions, analyse-t-il.

Si Alexis Wawanoloath croit que cette commission ne changera pas le monde, il espère à tout le moins qu'elle réussira à ouvrir certains esprits. Peut-être que le gouvernement va tabletter le rapport. On l'a vu dans d'autres commissions où il y a eu de très bonnes solutions de développées. Comme dans le cas de la Commission Dussault-Erasmus, si on avait appliqué ces solutions, il n'y aurait plus beaucoup de problèmes avec les autochtones. C'est un rapport qui a été déposé dans les années 1990. J'ai espoir qu'au moins cette discussion aura une valeur pédagogique pour plusieurs.

Parce que même si les rapports prennent la poussière, parfois des petites étincelles en jaillissent et amènent de belles choses. J'espère que ça toucher des gens dans la société civile. Par exemple, à l'Université de Sherbrooke, leur volonté de faire place aux étudiants autochtones à la suite d'un appel à l'action de la Commission vérité et réconciliation. Si au moins on touche des gens à mieux comprendre et à faire leur part, ce sera ça de pris. Peut-être que le gouvernement s'inspirera des recommandations pour aller plus loin. On n'en a pas fait assez à date.

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès (CERP) a commencé le 5 juin 2017 et devrait se poursuivre jusqu’en 2018. Sous la présidence de Jacques Viens, le gouvernement de Philippe Couillard lui avait donné comme mandat de faire la lumière sur les enjeux systémiques caractérisant la relation entre les Autochtones et les intervenants de certains services publics au Québec.

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