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Loi 57 : les réactions sont vives en Ontario français

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin.
Même si la loi 57 ne fait aucune mention de l’Université de l’Ontario français, l’AFO compte suivre ce dossier de près, dit son président, Carol Jolin. Photo: La Presse canadienne / Fred Chartrand
Radio-Canada

La FESFO, le RÉFO et l'AFO se désolent de l'adoption de la loi 57, qui a reçu la sanction royale, jeudi à Queen's Park. La nouvelle loi transférera les fonctions du poste de commissaire aux services en français à l'ombudsman dès le 1er mai 2019. On n'y trouve aucune mention de l'Université de l'Ontario français.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) s’est dite troublée et profondément déçue .

Je ne peux pas croire qu’en 2018 il faille encore lutter contre un gouvernement qui s’attaque de la sorte à nos institutions, a déclaré dans un communiqué le président de l’AFO, Carol Jolin.

On entend le même son de cloche de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), qui invite ses membres à continuer de faire pression sur les élus provinciaux.

Saviez-vous que...

Le 7 décembre 2001, la bataille juridique contre la fermeture de l’Hôpital Montfort d’Ottawa a connu son dénouement lorsque la Cour d’appel de l’Ontario a donné raison à l’unique hôpital franco-ontarien que voulait faire fermer le gouvernement de Mike Harris en 1997.

L’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) a aussi exprimé sa déception dans un communiqué, demandant au gouvernement de respecter « le patrimoine linguistique et culturel » de la communauté franco-ontarienne.

Dans un communiqué, le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) ne mâche pas ses mots

Nous sommes abasourdis et profondément en colère face aux actions qui ont été posées aujourd'hui par le gouvernement de M. Ford, ont déclaré conjointement les trois coprésidents du RÉFO, Kelia Wane, Marie-Pierre Héroux et Radi Shahrouri.

Kelia Wane devant un micro dans un studio de Radio-Canada. Kelia Wane est l’une des trois personnes qui coprésident le RÉFO. Photo : Radio-Canada / Dereck Doherty

Comparant la situation à la crise du règlement 17, l’organisme invite les Franco-Ontariens à se joindre au groupe Facebook « La Résistance » afin de poursuivre la mobilisation.

Pour sa part, l’AFO dit se tourner désormais vers des avenues avec ses conseillers juridiques afin de permettre au commissariat de maintenir son indépendance.

Pas de mention de l'Université de l'Ontario français

Les divers organismes porte-paroles ont noté que la loi 57 ne fait aucune mention de l'Université de l'Ontario français.

Nous constatons que les mesures au sujet de l’Université de l’Ontario français ne sont pas incluses dans la Loi 57. Nous suivrons attentivement les développements dans ce dossier qui touche de très près plus de 77 000 élèves de nos écoles, a déclaré Johanne Lacombe, vice-présidente de l’AFOCSC.

Selon Linda Cardinal, titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l’Université d’Ottawa, une modification législative ne serait pas nécessaire afin de suspendre le financement.

La professeure Linda Cardinal de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l'Université d'OttawaLa professeure Linda Cardinal de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l'Université d'Ottawa Photo : Radio-Canada

Un amendement à la loi qui crée l’UOF – loi 177 de 2017 – ne serait nécessaire que si le gouvernement voulait abolir l’Université francophone en tant qu’entité légale.

Le projet de loi sur la création de l’UOF n’a pas besoin d’être modifié, car la mesure annoncée porte sur le financement et non sur l’existence de l’UOF, explique la professeure.

Par ailleurs, il aurait été mal avisé de sa part d’ajouter l’abolition de l’UOF dans le cadre de la 3e lecture du projet de loi, car il aurait amplifié la crise.

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