•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fermeture d’un centre d’appels à Sydney : 600 personnes perdent leur emploi

Deux voitures de police garée devant l'édifice
Des agents du service policier régional du Cap-Breton étaient présents lorsque ServiCom a annoncé aux employés la fermeture du centre d'appels et leur mise à pied. Photo: CBC
Radio-Canada

La fermeture du centre d'appels de l'entreprise ServiCom à Sydney, en Nouvelle-Écosse, provoque une onde de choc chez les 600 travailleurs licenciés. Certains d'entre eux dénoncent la situation en parlant de mensonges et de lâcheté.

Les travailleurs ont perdu leur emploi jeudi après que leur employeur a déclaré faillite et fermé le centre d'appels.

Il y avait une entente de principe avec un acheteur potentiel, mais elle ne s’est pas concrétisée, explique Todd Riley, directeur de ServiCom.

L’entreprise exerçait ses activités dans la Municipalité régionale du Cap-Breton depuis 19 ans et employait jusqu’à 700 personnes durant les périodes de pointe.

Justin Boutilier en entrevue devant l'édifice de ServiComJustin Boutilier affirme que ServiCom lui doit encore 1500 $ en salaire, et il a peur de ne jamais voir cet argent. Photo : CBC

Des employés licenciés se sont rassemblés à l’extérieur du centre d’appel après avoir appris la nouvelle.

ServiCom doit encore trois semaines de salaire à tous les travailleurs, affirme l’un d’eux, Justin Boutilier, qui compte plus de 14 ans d’expérience dans l’entreprise. La situation est très difficile à l’approche des fêtes, dit-il, en soulignant qu’il a des factures à payer et qu’il a deux enfants.

Licenciements sous surveillance policière

Environ six policiers étaient aussi présents au centre d’appel de la rue Inglis.

Les gens devaient être en colère, mais les policiers étaient présents avant la réunion, ajoute M. Boutilier. Il accuse l’entreprise d’avoir profité des employés jusqu’au dernier moment.

De nombreuses familles devront demander de l’aide sociale pour survivre, croit Justin Boutilier.

Les difficultés financières de l’entreprise étaient évidentes en août dernier quand les employés ont reçu trois paies consécutives en retard.

C’est dégoûtant. Comment êtes-vous censés prendre soin de votre famille? C’est injuste.

Dianna Brewster, employée licenciée

Dianna Brewster, travailleuse ayant perdu son emploi, dit aussi que Noël approche, qu’elle a une famille et qu’elle n’a plus rien pour prendre soin des siens.

Dianna Brewster essuie ses larmesDianna Brewster, travailleuse de ServiCom mise à pied, dit être bouleversée. Photo : CBC

Todd Riley qualifie de lâcheté la décision de fermer le centre d’appel à quelques jours des fêtes. Il accuse l’entreprise de lui avoir menti. Il explique qu’il devait encourager les centaines d’employés en leur disant que les choses allaient s’améliorer. Un grand nombre de travailleurs n’auront aucun revenu avant Noël. La direction de l’entreprise l’a beaucoup déçu, mentionne-t-il.

ServiCom était auparavant extrêmement rentable et a accumulait des bénéfices bruts de 500 000 $ à 600 000 $ par mois, affirme-t-il.

Un espoir de relance subsiste

Malgré tout, Todd Riley espère qu’un acheteur se présentera un jour pour relancer l’entreprise.

L’acheteur potentiel est un investisseur américain ayant une bonne réputation et il a l’intention de poursuivre ses démarches, ajoute-t-il. Ce dernier entend faire tout ce qu’il peut au cours des prochains jours pour que les travailleurs récupèrent leur emploi.

Todd Riley debout devant devant des dizaines d'employés qui travaillent à leur posteTodd Riley croit toujours qu'un investisseur peut acheter et relancer l'entreprise (archives). Photo : CBC/Holly Conners

Entre-temps, il travaille avec le service de paie pour aider les travailleurs à faire une demande d’assurance emploi. Il dit, en retenant ses sanglots, qu’il prie pour eux parce que les temps vont être durs.

D’après un reportage de Susan Bradley

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Économie