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Pas de plan pour mesurer les appuis au gaz de schiste à Sussex

Le groupe de manifestants s'étire le long de la route.
Une quarantaine d'opposants à la fracturation hydraulique ont manifesté contre la fracturation hydraulique au début de la semaine, à Sussex. Photo: Radio-Canada / Michèle Brideau
Radio-Canada

Le ministre de l'Énergie du Nouveau-Brunswick, Mike Holland, affirme que son gouvernement n'a pas encore défini de mécanisme pour mesurer le sentiment des résidents de la région de Sussex par rapport à une levée du moratoire sur le gaz de schiste dans leur région.

Le gouvernement Higgs signale toutefois clairement dans son discours du Trône adopté la semaine dernière sa volonté de permettre la reprise de la fracturation hydraulique dans la région de Sussex, estimant que les résidents y sont favorables.

La fracturation hydraulique est une technique controversée qui consiste à injecter des fluides à haute pression dans le sol pour libérer les gaz emprisonnés dans le schiste. Elle est notamment critiquée à cause des risques de contamination des nappes d’eau souterraines.

L’ancien gouvernement libéral de Brian Gallant avait imposé un moratoire sur la fracturation hydraulique en arrivant au pouvoir, en 2014, après une forte mobilisation, au Nouveau-Brunswick, contre la prospection en cours dans divers coins du sud de la province.

Le gouvernement Higgs estime que les gens de Sussex, où la compagnie Corridor Resources exploite déjà 32 puits de gaz naturel, appuient cette industrie, mais il n’a aucun plan pour mesurer cet appui.

Je crois qu’il est un peu irréaliste de s’attendre à ce qu’en trois semaines, nous ayons développé un mécanisme [de consultation], se défend le ministre Holland. Le gouvernement Higgs est arrivé au pouvoir le 9 novembre.

Mike Holland répond aux questions des journalistes.Le ministre de l'Énergie du N.-B., Mike Holland, affirme que son gouvernement n'a pas eu le temps de définir un mécanisme de consultation des gens de Sussex. Photo : Radio-Canada

Pourtant, la semaine dernière, le premier ministre Higgs a déclaré que son Cabinet pourrait approuver la levée partielle du moratoire d’ici la fin de l’année.

Des appuis incertains

Des résidents de la région de Sussex se sont exprimés publiquement sur la levée du moratoire. Leurs prises de position indiquent que la communauté est divisée à ce sujet.

Le chef du Parti vert, David Coon, estime par ailleurs que la levée du moratoire dans cette seule région serait trompeuse puisque les dommages éventuels faits à l’environnement par la fracturation hydraulique déborderaient sur les régions environnantes.

Il incite le gouvernement Higgs à plutôt investir dans les énergies renouvelables.

Le ministre Holland n’y est pas opposé, mais il affirme que la province ne peut tourner le dos aux millions de dollars en investissements qui accompagneraient la reprise de la fracturation hydraulique.

Avec les informations de Hadeel Ibrahim, CBC

Nouveau-Brunswick

Énergie