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Edmonton prévoit une croissance économique ralentie, mais supérieure à celle de l'Alberta

John Rose, un homme avec des cheveux blancs et des lunettes, parle aux journalistes.
John Rose, l'économiste en chef d'Edmonton, a présenté ses prévisions devant la Société économique du Nord de l'Alberta. Photo: Radio-Canada

La reprise économique continue lentement mais sûrement pour Edmonton, estime l'économiste en chef de la Ville, John Rose. Il prévient qu'il faudra beaucoup de temps à la capitale albertaine avant de retrouver la prospérité qu'elle a connue avant la récession.

Un texte de Mirna Djukic

L’économiste en chef d’Edmonton a revu ses prévisions pour les prochaines années, et ce n’est pas pour les embellir.

La croissance économique, qui était estimée à 2,7 % en 2019, devrait plutôt avoisiner 2,5 %. Elle pourrait même passer sous la barre des 2 % en 2024, avant de remonter graduellement.

C’est une reprise très graduelle du PIB [produit intérieur brut] par habitant , explique l’économiste John Rose.

Ça va être long et difficile et les gens ne sentiront pas que nous sommes revenus à la prospérité.

John Rose, économiste en chef de la Ville d'Edmonton

Il estime néanmoins qu'Edmonton se comparera favorablement au reste de l'Alberta et du Canada pour les prochaines années.

 À l’exception de quelques années, nous allons performer légèrement mieux que la province et certainement mieux que le Canada , croit l’économiste.

La différence ne sera toutefois pas énorme, prévient-il. On ne retrouvera pas le taux de croissance de 6 % qu’a connu la ville en 2014 avant 2030.

Outre le secteur pétrolier, c'est le marché immobilier qui pose problème. Il y a peu d'investissement dans la construction d'immeubles qui ne sont pas des maisons unifamiliales.

Celles-ci se revendent difficilement, car les consommateurs d'aujourd'hui n'ont pas les moyens de les acheter. Les règles plus serrées sur les emprunts en sont partiellement responsables, selon Michael Thompson, le président de Realtors d'Edmonton, une association d'agents d'immeubles.

L'année 2018 serait meilleure que prévu

La croissance devrait presque atteindre 3 % en 2018, soit un taux plus élevé que ce qui était prévu.

Le taux de chômage des Edmontoniens a chuté, passant de 8,4 % à 6,3 % au cours de la dernière année. La proportion d’emplois à temps plein a augmenté aussi. Ces emplois ne se trouvent cependant pas dans des secteurs aux salaires élevés, ce qui explique la stagnation du taux horaire.

C’est principalement l’administration publique qui a permis à Edmonton de pallier les pertes d’emplois dans le secteur pétrolier et de ne pas subir le même sort que Calgary, où le taux de chômage reste au-dessus de 8 %.

L’inflation, qui a grimpé jusqu’à 3,5 % au début de l’année, s’est maintenant stabilisée. La Ville prévoit qu’elle avoisinera 2 % en 2019.

L’Alberta a aussi revu ses prévisions de croissance à la baisse dans sa dernière mise à jour économique. Le taux de croissance prévu à l’échelle provinciale pour la prochaine année est passé de 2,5 % à 2 %.

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