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Doug Ford montre que c'est lui le patron

Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford assiste à la session nocture, à Queen's Park, à Toronto.
Doug Ford a dit qu'il invoquerait la disposition de dérogation si on l'empêchait d'aller de l'avant avec ses idées. Photo: La Presse canadienne / COLE BURSTON
Radio-Canada

Si la dernière session législative a démontré quelque chose, c'est à quel point la majorité des décisions du gouvernement proviennent du bureau du premier ministre.

Une analyse de Claudine Brulé

L’affaire Amanda Simard en est un excellent exemple. Il arrive de temps à autre que les députés ne soient pas d'accord avec leur parti. Mais il semble que les critiques de Mme Simard envers son ancienne formation n'aient pas été bien reçues.

Amanda Simard répond aux questions d'une journaliste au milieu d'une foule. La députée indépendante de Glengarry–Prescott–Russell, Amanda Simard Photo : Radio-Canada

On l’a vue laissée à elle-même alors que les journalistes de la tribune de la presse l’attendaient à la sortie de la Chambre pour en savoir plus sur ses objections aux propositions de son parti.

Elle aurait pu s’abstenir de voter sur le projet de loi, s’absenter du vote aussi. Mais est-ce que le gouvernement de Doug Ford lui a suggéré ces possibilités?

On voit dans toutes les périodes de questions l’ensemble des députés (ou presque) debout à applaudir les réponses du premier ministre et des ministres à de multiples reprises. On sent qu’ils veulent montrer qu’ils sont unis.

En ligne droite

Devant le tollé des Franco-Ontariens, le gouvernement de Doug Ford a voulu faire preuve de bonne volonté, mais pas question de reculer. Il a offert le retour à un ministère à part entière pour les Affaires francophones (plutôt qu’un simple office), mais ce n’est pas ce que réclamait la communauté franco-ontarienne.

Carol Jolin s'adresse aux médias derrière un micro. Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin, exige que Doug Ford revienne sur sa décision d'imposer des compressions aux services en français. Photo : Radio-Canada

Après sa récente rencontre avec le premier ministre, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, a dit n’avoir perçu aucune ouverture de la part de Doug Ford à revenir sur ses décisions.

Quand il a une idée en tête, le premier ministre fonce. Il l’a prouvé avec son désir de réduire la taille du conseil municipal de Toronto : si on lui mettait des bâtons dans les roues, il allait recourir à la disposition de dérogation, communément appelée « clause dérogatoire ».

Il répète qu’il a été élu avec une forte majorité et croit fermement que la plupart des Ontariens sont derrière lui.

Son mot à dire?

Le premier ministre a récemment affirmé lors d’un point presse qu’il a son mot à dire dans toutes les décisions qui sont prises au conseil des ministres. Y compris en ce qui concerne la nomination de son ami Ron Taverner comme commissaire de la Police provinciale de l’Ontario.

Un homme portant un complet bleu tient les mains dans les airs lors d'un débat à l'Assemblée législative de l'Ontario.Doug Ford, premier ministre de l'Ontario Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Son bureau a aussi réclamé le départ du PDG d'Hydro One et le renvoi d'un employé d'OPG, deux sociétés pourtant indépendantes du gouvernement.

Le premier ministre, qui tient si fort les rênes de son gouvernement, a l'avantage de savoir exactement ce qui se passe et de prendre la direction qui lui plaît.

Mais si la situation tourne au vinaigre, c'est Doug Ford qui sera blâmé. Il risque de s'attirer la grogne de son caucus, qui pourrait vouloir se distancier de son chef.

Toronto

Politique provinciale