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Lutte contre les violences faites aux femmes : encore du travail à faire en Abitibi-Témiscamingue

Des personnes posent devant une oeuvre d'art symbolisant la violence faite aux femmes.
Une vingtaine de personnes ont pris part à un rassemblement au Parc Rotary d'Amos. Photo: Radio-Canada / Boualem Hadjouti
Radio-Canada

La Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes a été soulignée jeudi à Amos. Une vingtaine de personnes ont pris part à un rassemblement, au Parc Rotary, pour souligner également la mémoire des 14 femmes victimes de la tuerie de Polytechnique, il y a 29 ans.

Un texte de Boualem Hadjouti

La cérémonie s'est tenue devant l'œuvre d'art Embrasure, de l'artiste professionnelle en arts visuels Ariane Ouellet, qui représente un œuf dans une cage, l'œuf symbolisant la femme et la cage la répression.

Une sculpture publique au bord d'une rivière.L'oeuvre d'art Embrasure, d'Ariane Ouellet, symbolise la répression de la femme. Photo : Radio-Canada / Boualem Hadjouti

Le CALACS-Abitibi a remarqué qu'avec le mouvement #moiaussi, les femmes sont plus nombreuses à dénoncer les violences.

La coordonnatrice des services à la jeunesse, Jolann Rochefort, croit toutefois qu'il y a encore du travail à faire pour endiguer le phénomène.

Mais dans les statistiques, il y a encore 90 % des femmes qui ne dénonceront pas, nous c'est ça qu'on essaie d'aller chercher, ces femmes-là, dit-elle.

Elle précise que la lutte contre les violences faites aux femmes doit aussi se faire auprès des plus jeunes. Nous, en ce moment, on a un programme qui s'appelle Empreinte, il sert à sensibiliser les adolescents de secondaire deux à quatre sur la réalité des violences sexuelles, les types de violences sexuelles, le consentement, comment ils peuvent agir quand ils sont témoins de certaines situations, précise-t-elle.

L'une des régions les plus touchées

L'Abitibi-Témiscamingue est l'une des régions où la violence contre les femmes est la plus répandue, selon Anne-Marie Bouchet.

L'intervenante à la maison Mikana d'aide et d'hébergement des femmes victimes de violences explique que son organisme a hébergé près de 120 femmes et 90 enfants en 2017.

Mais il lui faut plus d'argent pour répondre à toutes les demandes d'aide.

Financièrement, c'est sûr et certain que notre subvention, c'est une lutte constante [avec] le gouvernement pour obtenir plus de sous, pour avoir plus d'espaces dans nos maisons pour les accueillir, pour un accueil chaleureux et confortable et sécuritaire pour la femme, mentionne l'intervenante.

Pour le maire d'Amos Sébastien d'Astous, la lutte contre ce phénomène, c'est aussi l'affaire des Villes.

Le maire d'Amos sourit à la caméra, assis derrière une table.Sébastien D'Astous, maire d'Amos Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Il mentionne au passage que sa municipalité aide beaucoup à la lutte contre les violences faites aux femmes.

On fait un crédit de taxes pour la maison [Mikana], on leur donne aussi une subvention de 4000 $ par année [...] et j'ai ouvert la porte, quand ils vivent des problématiques ponctuelles, de m'appeler, précise-t-il.

Depuis 2017, Amos a voté une résolution pour devenir alliée contre la violence conjugale.

Abitibi–Témiscamingue

Société