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Des données inquiétantes sur la santé mentale des jeunes Estriens

De plus en plus de jeunes demandent l'aide de professionnels en santé mentale.
De plus en plus de jeunes demandent l'aide de professionnels en santé mentale. Photo: Shutterstock / Shutterstock
Radio-Canada

Les données régionales d'une vaste enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire ont été dévoilées jeudi. L'Estrie n'y échappe pas; la proportion des jeunes de l'Estrie qui présentent une détresse psychologique est en augmentation.

À l'instar des chiffres pour l'ensemble du Québec publiés mercredi, le nombre d'élèves ayant un niveau élevé de détresse psychologique s'élève à 29 % dans la région.

Par ailleurs, près du tiers des jeunes garçons ont reçu un diagnostic du trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Il s'agit d'une donnée préoccupante, selon la Direction de santé publique de l'Estrie.

Ce qu'on a observé, c'est que c'est déjà très élevé à l'échelle du Québec et que c'est en augmentation, souligne la directrice générale, Mélissa Généreux. À travers le Québec, la proportion d'adolescents atteints de TDAH a en effet bondi de 13 % en 2010-2011 à 23 % en 2016-2017.

En Estrie, on constate que le pourcentage de jeunes qui déclarent avoir reçu un diagnostic de TDAH est encore plus élevé que ce qui a été observé ailleurs au Québec. On parle de 28 % en Estrie comparativement à 23 % , note-t-elle.

Dre Mélissa Généreux, directrice de la santé publique de l'EstrieDre Mélissa Généreux, directrice de la santé publique de l'Estrie Photo : Radio-Canada

La situation est si alarmante qu'elle nécessite, selon elle, une vaste campagne de sensibilisation comme celle qui a été déployée pour combattre le tabagisme. D'autant plus que le problème ne cible pas seulement les jeunes, ajoute-t-elle.

On a d'autres sources de données qui nous montre qu'à l'échelle des adultes, on vit finalement dans une société de plus en plus stressante. On l'entend tout le temps et je pense que les chiffres viennent simplement témoigner de ce qu'on sait déjà au fond de nous. L'arrimage entre le travail, famille et les autres tâches, c'est tout de même assez complexe, estime-t-elle.

L'anxiété est également un problème chez les jeunes, mais ce sont surtout les filles qui en souffrent. Chez les jeunes garçons, ce qu'on constate, c'est que l'anxiété [...] est stable du secondaire 1 au secondaire 5. Alors que pour les jeunes filles, c'est assez spectaculaire. Ce qu'on voit, c'est qu'elles arrivent en secondaire 1 avec un niveau d'anxiété un petit peu plus faible. Et là, il y a un bond qui se fait entre le secondaire 1 et le secondaire 2 et ça reste élevé jusqu'en secondaire 5, illustre la Dre Généreux.

L'exemple du Mont Notre-Dame

Au Collège du Mont Notre-Dame à Sherbrooke, un local a été aménagé pour réduire le stress, apaiser les tensions... Et ça fonctionne. Depuis son ouverture début octobre, l'Ancrage est très fréquenté. Voici le reportage de Guylaine Charette.

Un havre de paix au Mont Notre-Dame à Sherbrooke

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