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Inondations de 2017 à Gatineau : Myriam Nadeau veut mettre du « baume » au coeur des anciens propriétaires

La conseillère est sur le quai des artistes devant la rivière Gatineau.
La conseillère du district de la Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau (archives). Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un an et demi après les inondations qui ont frappé Gatineau au printemps 2017, la Municipalité est désormais propriétaire de tous les terrains sur lesquels des maisons ont été démolies ou le seront au cours des prochains mois.

Même si les chances de pouvoir un jour repeupler ces terrains aujourd'hui vacants sont minces, la conseillère du district de Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau, souhaite donner un peu d'espoir aux anciens propriétaires qui ont dû quitter leur quartier malgré eux.

Elle entend présenter une motion à cet effet lors de la prochaine rencontre du conseil municipal le 11 décembre. Si ce projet est adopté, il donnerait la possibilité aux propriétaires qui ont perdu leur maison et leur terrain de revenir dans leur quartier.

La résolution, ça sert surtout à reconnaître que des gens qui ont dû quitter [...] ce n'était pas le choix qu'ils auraient nécessairement voulu faire, explique-t-elle.

La conseillère souhaite que les anciens propriétaires puissent être les premiers servis si des terrains venaient à être disponibles.

En offrant un droit de premier refus dans l'éventualité où un jour la Ville puisse et veuille remettre ces terrains-là à disponibilité, et bien qu'on reconnaisse à ces gens-là le droit d'être les premiers à lever la main, poursuit-elle.

Pour moi, c'est un peu chercher à venir mettre un baume sur une blessure très profonde que certains ont vécue et continuent de porter entre eux.

Myriam Nadeau, conseillère du district de Pointe-Gatineau

Une bonne idée, disent des citoyens

Ancien propriétaire dans le secteur de Pointe-Gatineau, Guy Viau a perdu sa maison, puis son terrain après les inondations.

On espérait vivre tant et aussi longtemps qu'on le pouvait ici, raconte-t-il. Le risque nous est apparu beaucoup trop grand, c'est pour ça qu'on a décidé d'aller avec l'option de démolir, ce qui nous permettait de bénéficier d'une allocation de départ du ministère de la Sécurité publique.

Trois photos d'une maison blanche avec un jardin prises avant, pendant et après les inondations.Une maison du district de Pointe-Gatineau avant puis pendant les inondations et une fois démolie. Photo : Courtoisie

Le projet de résolution de la conseillère Nadeau, qui lui donnerait la possibilité de revenir dans son ancien quartier, lui fait chaud au coeur.

L'idée de pouvoir revenir ici — c'est hypothétique tout ça [...] — j'y penserais très sérieusement, parce que c'est une communauté ici, ajoute M. Viau, très ému.

Pendant les inondations, Raymond Bigras ne voulait pas quitter sa maison. Il a dû dépenser 58 000 $ pour la réparer. Maintenant, il voit ses voisins quitter le quartier un à un.

On pleure intérieurement. Ça nous fait de la peine, réagit M. Bigras. Il voit d'un bon oeil le projet de résolution de la conseillère de son district. Je serai content et je suis pour ça, assure-t-il.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Politique municipale