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Écrire au « je » pour faire tomber les masques

Portrait de l'auteure Chloé Savoie-Bernard, de trois-quart, la tête légèrement penchée en arrière, avec du rouge à lèvres.
L'auteure Chloé Savoie-Bernard Photo: Valérie Lebrun
Radio-Canada

Viscéralement montréalaise, Chloé Savoie-Bernard n'a jamais passé plus d’un mois hors de sa ville depuis 30 ans. À l'inverse, comme lectrice, elle aime s'aventurer hors des sentiers battus et espère toujours être surprise.

Au quotidien, Chloé Savoie-Bernard écrit des nouvelles, des poèmes, de la non fiction et des « trucs universitaires » : après avoir consacré son mémoire de maîtrise à Marie Uguay, elle rédige une thèse de doctorat sur la poésie féministe québécoise des années 1970.

Elle est l'auteure des recueils de poésie Royaume scotch tape et Fastes (L'Hexagone, 2015 et 2018) et des nouvelles réunies dans Des femmes savantes (Triptyque, 2016). Elle a aussi a dirigé le collectif Corps (Triptyque, 2018), un recueil multivoque et incarné.

Double curiosité

Au milieu de tout ça, elle fait aussi beaucoup de vélo et de yoga et, l'an passé, elle a accepté de faire partie du comité de sélection du Prix du récit Radio-Canada, mue par une double curiosité : curiosité face à elle-même (lire tous ces textes est un marathon, et elle se demandait comment elle allait vivre ça), et curiosité face aux autres : qu’allaient raconter ces récits?

Vision d'ensemble

Elle aimé la vision d’ensemble que cette expérience lui donnait face à ses contemporains, voir les thèmes qui revenaient, ceux qui sortaient du lot, « la petite musique triste de l’époque et ces étonnants sursauts de joie. »

Chloé Savoie-Bernard reconnaît que la plupart de ses auteurs préférés prennent le parti d’écrire au « je » des textes très proches d’eux.

J'admire cette envie de se défaire de ses propres menteries, d’enlever ses propres masques, de se confronter dans ses zones d’ombres et il me semble que la façon la plus audacieuse de le faire dans l’écriture est au travers du récit.

Chloé Savoie-Bernard

Elle-même pratique un peu le genre, « pas assez, sans doute » regrette-t-elle, et pense que dans le récit personnel, le défi est toujours de « se confronter, d’éviter la complaisance pour trouver ces espèces de moments de vérité, de grâce que permet parfois l’écriture. »

Vous avez une histoire vécue à raconter? Participez au prix du récit Radio-Canada!

Prix du récit : Inscrivez-vous du 1er janvier au 28 février.

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