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La chasse à l'As d'Inkerman et les occasions d'affaires font bon ménage

Mario Sonier vend une tarte à une personne venue acheter des billets de l'as de coeur à Inkerman
Mario Sonier vend une tarte à une personne venue acheter des billets de l'as de coeur à Inkerman Photo: Radio-Canada / René Landry
Radio-Canada

Toutes les semaines, des centaines de personnes convergent vers Inkerman, au coeur de la Péninsule acadienne, pour acheter des billets de la chasse à l'As de coeur et faire vivre l'espoir de gagner plus de trois millions de dollars. Plusieurs en profitent pour faire des affaires, et même vendre des bûches de Noël Vachon achetées au Québec.

Cette grande loterie sert à amasser des fonds en vue de la construction d'un nouveau pont de la piste multifonctionnelle. Le vieux pont de bois a été détruit par un incendie criminel, en septembre 2017.

Pour certains, cette affluence est une occasion de faire des affaires.

C'est le cas de Mario Sonier, de la région de Tracadie. Depuis le mois de septembre, il installe sa table dans un lieu stratégique : le stationnement de l'église, en face du centre communautaire. Les personnes y font la file pour obtenir leurs billets de tirage. Il vend des tartes aux pommes, aux raisins, au citron et des confitures aux fraises, aux bleuets et du chow-chow.

Chaque semaine, des centaines de personnes se rendent au Centre communautaire d'Inkerman pour acheter des billets de l'as de coeur.Chaque semaine, des centaines de personnes se rendent au Centre communautaire d'Inkerman pour acheter des billets de l'as de coeur. Photo : Radio-Canada / René Landry

Ce sont des marinades de l'été que je fais avec les légumes de mon jardin et j'ai mis ça en conserve, explique-t-il. Je fais des tartes le matin.

Il vend aussi des egg rolls. J'ai déjà travaillé dans un restaurant chinois, dit-il. Mais je n'ai pas volé la recette. Je l'ai modifiée à ma façon.

Il n'est donc pas le seul à profiter de la présence de ces nombreux clients potentiels à Inkerman. J'ai vu des vendeurs de couronnes de Noël. Il y a des femmes qui sont venues vendre du boudin maison l'autre jour.

Le phénomène des bûches Vachon

Marc Roussel, de Bois-Blanc, près de Paquetville, s'est aussi installé à Inkeman, où il vend des bûches des Fêtes de la compagnie Vachon, un produit qui semble être en grande demande, ces jours-ci, étant donné la pénurie qui sévit à l'est du Québec. C'est la loi de l'offre et de la demande.

Marc Roussel s'est rendu à Matane, au Québec, où il a acheté 450 bûches des Fêtes Vachon.Marc Roussel s'est rendu à Matane, au Québec, où il a acheté 450 bûches des Fêtes Vachon. Photo : Radio-Canada / René Landry

J'ai été chercher ça au Québec, hier, avec mon camion, raconte-t-il. J'en ai acheté 450. Ça décolle bien. Il ne m'en reste presque plus. Le monde est content, c'est la tradition. C'est pour ça que je me suis aventuré à aller en chercher là-bas à Matane. Ça se vend environ 8 $ dans les magasins. Moi, je les vends 12 $. Ça m'a pris quatre heures pour me rendre là-bas et quatre heures pour revenir. Je ne fais pas un gros profit là-dessus, avec les frais d'essence et des repas. Ça prend nos bûches de Noël. Elles me coûtent environ 10 $ avec tout ça. Je ne deviendrai pas riche avec ça.

Irène Duguay a déboursé 36$ pour obtenir trois bûches de Fêtes VachonIrène Duguay a déboursé 36$ pour obtenir trois bûches de Fêtes Vachon Photo : Radio-Canada / René Landry

Irène Duguay, de Pointe-Alexandre, sur l'île Lamèque, revenait de Tracadie quand elle a vu ce camion rempli de bûches. Elle a tout de suite fait demi-tour. Elle a déboursé 36 $, puis elle est repartie avec ses trois bûches sous le bras.

Une autre femme, qui n'a pas voulu s'identifier, admet qu'elle n'a jamais goûté à ces bûches Vachon. Mais il semble bien que ce phénomène crée des besoins.

Bien, j'ai vu plusieurs commentaires au sujet de ces bûches sur Facebook. Et là, je suis juste curieuse d'y goûter.

Quelques oiseaux pataugent près des restes du vieux pont de bois d'Inkerman.Quelques oiseaux pataugent près des restes du vieux pont de bois d'Inkerman. Photo : Radio-Canada / René Landry

Non loin de toutes ces activités autour du Centre communautaire d'Inkerman, les piliers de bois du vieux pont incendié sont figés dans la nature, entourés d'un cours d'eau qui commence à geler. Quelques oiseaux pataugent, tout près. Ironiquement, la destruction de ce pont est à l'origine d'une série d'activités qui font converger des centaines, voire des milliers de personnes vers Inkerman.

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