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Le terme « race » doit-il être banni?

La ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault.
La ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, soutient que la décision d'utiliser ou non le terme « race » relève des municipalités. Toutefois, la question de bannir le terme se pose, a-t-elle admis.

Questionnée en mêlée de presse à l’entrée du caucus, la députée de Louis-Hébert a rappelé que certains corps policiers ont laissé tomber ce terme et que d’autres l’utilisent encore, comme la police de Québec.

Certaines sphères du gouvernement l’appliquent même encore. Il est d’ailleurs mentionné dans la Charte québécoise des droits et libertés, « mais les choses évoluent », a-t-elle déclaré.

« On est en 2018, donc la question peut se poser au sein des municipalités comme dans l’ensemble des ministères et organismes », a dit la ministre.

« Une réflexion à avoir »

Le coordonnateur de la section Québec de la Ligue des droits et libertés, Maxim FortinLe coordonnateur de la section Québec de la Ligue des droits et libertés, Maxim Fortin Photo : Radio-Canada

La section de Québec de la Ligue des droits et libertés a affirmé qu’elle n’avait pas de position spécifique sur l’utilisation du terme « race » par des institutions publiques.

Le coordonnateur Maxim Fortin n’a pas caché que l’expression peut nuire aux communautés culturelles si elle nourrit l’idée qu’il existe des différences « au niveau génétique entre les groupes ».

« Ça peut effectivement s’avérer problématique lorsque systématiquement on ramène l’idée que des prévenus sont de race noire. Oui, là, ça peut poser problème », a-t-il dit.

Il y a une réflexion à avoir, mais nous, comme tel, sur cet enjeu spécifique là, en ce moment, on n’a pas de position.

Maxim Fortin, coordonnateur de la Ligue des droits et libertés, section Québec

L’organisme utilise des dérivés du terme dans certains contextes, notamment pour parler de racisme systémique, de profilage racial ou encore de personnes racisées.

« Ces termes-là peuvent aussi servir à mettre en lumière les discriminations et les injustices que vivent les groupes racisés. Donc, dans ces contextes-là, on va les utiliser », a ajouté Maxim Fortin.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

Québec

Multiculturalisme