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Julian Assange pourrait sortir de l'ambassade de l'Équateur à Londres

Julian Assange fait un signe de la main depuis le balcon de l'ambassade de l'Équateur à Londres, en mai 2017.
Julian Assange est réfugié à l'ambassade de l'Équateur à Londres depuis 2012. Photo: The Associated Press / Frank Augstein
Associated Press

Le président équatorien assure avoir reçu suffisamment de garanties du gouvernement britannique pour que Julian Assange puisse sortir de l'ambassade de l'Équateur à Londres, où le fondateur de WikiLeaks est réfugié depuis 2012.

Lenin Moreno a déclaré à la radio, jeudi, que les autorités équatoriennes avaient obtenu l'assurance écrite que le gouvernement britannique ne déporterait pas le cybermilitant australien vers un pays où il serait passible de la peine de mort.

Ses commentaires suggèrent que les mois de diplomatie discrète entre le Royaume-Uni et l'Équateur pour résoudre la situation de M. Assange ont porté fruit, à un moment où les questions se multiplient concernant le statut juridique de l'ancien pirate informatique australien aux États-Unis.

M. Moreno n'a pas dit si l'Équateur avait l'intention d'expulser M. Assange de l'ambassade, mais il a indiqué que les avocats de l'Australien examinaient leurs options.

M. Assange se terre à l'ambassade de l'Équateur depuis 2012, date à laquelle il a obtenu l'asile dans ce pays alors qu'il était accusé de crimes sexuels en Suède, estimant qu'il s'agissait d'un prétexte pour l'extrader vers les États-Unis.

Mais ses relations avec ses hôtes se sont détériorées au point où M. Moreno lui avait coupé l'accès à Internet au début de l'année, apparemment pour avoir violé les conditions de son asile en s'exprimant sur des questions politiques.

Julian Assange a intenté une poursuite à son tour, affirmant que ses droits en tant qu'Équatorien - il a obtenu la citoyenneté l'année dernière dans le cadre d'une tentative apparente de le nommer diplomate et de l'envoyer en Russie - étaient violés.

La question de l'extradition aux États-Unis

Ces tensions croissantes ont rapproché M. Moreno de la position du Royaume-Uni, qui affirme depuis des années que la loi lui interdit d'extrader des suspects vers un pays où ils risquent la peine capitale.

Rien n'empêcherait toutefois les Britanniques d'extrader M. Assange vers les États-Unis si les procureurs de ce pays s'engageaient à ne pas réclamer la peine de mort.

M. Assange affirme depuis longtemps qu'il fera face à des accusations aux États-Unis pour avoir révélé des informations gouvernementales extrêmement sensibles par l'entremise de WikiLeaks.

Ces craintes ont été exacerbées lorsque, le mois dernier, des procureurs américains ont évoqué par mégarde, dans un dossier judiciaire qui ne le concerne pas directement, des accusations criminelles dirigées contre lui.

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