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« Pérennité » de l’Université de Hearst : une « réunion de routine », selon le gouvernement

un homme qui regarde à côté de la caméra

Luc Bussières, recteur de l'Université de Hearst

Photo : Image : Université de Hearst

Radio-Canada

L'Université de Hearst affirme avoir obtenu une confirmation du gouvernement de l'Ontario que « le dossier est clos ».

Un texte d’Eve Caron

Jeudi matin, Radio-Canada rapportait que la « pérennité » de l'établissement universitaire francophone a fait l'objet d'une rencontre de conseillers du premier ministre Doug Ford et de hauts fonctionnaires en août dernier.

L’Université dit avoir rejoint la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, qui a confirmé que l’établissement « n’a fait l’objet que d’un examen de routine et que le dossier est clos ».

Cette rencontre a fait état des caractéristiques et de la situation de l’établissement dans un exercice global d’analyse budgétaire du gouvernement provincial.

Université de Hearst, par voie de communiqué de presse

Dans un communiqué, l'Université affirme que l'ensemble des établissements postsecondaires francophones et anglophones sont soumis à cet exercice, tout comme d’autres services financés par la province.

La rencontre de la « pérennité »

Radio-Canada a obtenu des documents faisant le bilan d’une session de breffage tenue le 31 août dernier sur la « pérennité » de l’Université de Hearst à l’attention de conseillers du premier ministre. Il y était notamment question des défis de l’institution.

Le recteur, Luc Bussières, dit que même s’il n’était pas au courant de cette rencontre, « il n’en est aucunement surpris ». M. Bussières dit avoir eu vent de l’intérêt du bureau du premier ministre lors de discussions avec le sous-ministre à l’éducation, qui n’était pas disponible pour une entrevue mercredi.

Des demandes de commentaires au bureau du premier ministre Doug Ford sont demeurées sans réponse.

Quelques heures après la publication de l’article, la ministre des Collèges et Universités Merillee Fullerton n’était toujours pas en mesure de dire si d’autres institutions postsecondaires dans la province avaient fait l’objet d’un tel examen.

Elle a cependant voulu rassurer les francophones du Nord de l'Ontario.

Hearst offre des programmes en français que le gouvernement et moi-même valorisons beaucoup. Nous voulons nous assurer que les gens du Nord et ailleurs ont accès aux programmes en français dont ils ont besoin.

Merillee Fullerton, ministre de la Formation, des Collèges et des Universités

La libérale Marie-France Lalonde, qui a été ministre des Affaires francophones sous la première ministre Kathleen Wynne, s’est dite « inquiète » de la note de breffage.

Ça veut dire qu’il y a eu des demandes de revoir le financement proposé aux institutions francophones, selon elle.

Le député néo-démocrate Gilles Bisson est pour sa part rassuré, mais affirme du même souffle qu’il craint que des réductions budgétaires surviennent l’an prochain.

Toronto

Francophonie