•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Doug Ford menace de quitter la réunion des premiers ministres puis se ravise

Les explications avec Daniel Thibeault
Radio-Canada

À la sortie de sa rencontre avec Justin Trudeau jeudi après-midi, Doug Ford a affirmé qu'il avait hâte de discuter avec les autres premiers ministres lors du sommet de Montréal. Le premier ministre ontarien avait menacé de boycotter la rencontre si l'ordre du jour ne lui convenait pas.

M. Ford a déclaré lors d'un bref point de presse avec le premier ministre Trudeau qu'il était heureux d'être à Montréal pour discuter de sujets qui préoccupent les Ontariens.

Il a notamment cité la taxe carbone « qui élimine des emplois », l'économie et les emplois, à la suite de l'annonce de la fermeture de l'usine de GM à Oshawa.

Il est crucial de protéger ces emplois, de trouver de nouveaux emplois pour ces gens. J'ai reçu des centaines et des centaines d'appels de travailleurs de GM au cours des dernières semaines. Nous devons travailler ensemble pour trouver des solutions.

Le premier ministre ontarien, Doug Ford

Doug Ford a aussi mentionné les tarifs imposés par les Américains sur l'acier et l'aluminium ainsi que les obstacles au commerce interprovincial.

Prime Minister Justin Trudeau meets with Ontario Premier Doug Ford in Montreal on Thursday, December 6, 2018. THE CANADIAN PRESS/Paul ChiassonJustin Trudeau et Doug Ford ont tous les deux mentionné que la création d'emplois serait un des sujets abordés. Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

De son côté, Justin Trudeau a parlé de son « grand plaisir » d'accueillir M. Ford chez lui, à Montréal.

C'est une occasion de parler des enjeux qui préoccupent les Ontariens, les Canadiens [...] C'est une occasion de parler des enjeux économiques auxquels on fait face à travers le pays, a-t-il déclaré, notant qu'il serait question de la création de bons emplois pour la classe moyenne et pour tous.

Doug Ford a aussi évoqué le désaccord entre l'Ontario et Ottawa sur les migrants irréguliers qui coûteraient 200 millions de dollars à la province.

Les conservateurs ontariens accusent Justin Trudeau d'avoir « incité » les migrants à traverser la frontière canado-américaine « illégalement ».

À couteaux tirés

Le torchon brûle depuis plusieurs mois entre le gouvernement libéral à Ottawa et les conservateurs ontariens.

Doug Ford s'oppose bec et ongles à l'imposition d'une taxe carbone fédérale aux provinces qui, comme l'Ontario, n'ont pas leur propre système de tarification du carbone.

M. Ford a qualifié le plan vert de M. Trudeau d'arnaque fiscale et a déposé une poursuite à ce sujet contre Ottawa.

Le premier ministre ontarien a également rencontré en fin de journée ses homologues du Nouveau-Brunswick et de la Saskatchewan, Blaine Higgs et Scott Moe, qui sont aussi opposés à la taxe carbone.

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a discuté de la question jeudi avec son homologue ontarien, Rod Phillips.

Plus récemment, le fédéral et le gouvernement Ford se sont affrontés sur la question de la francophonie.

M. Trudeau s'est dit profondément déçu de la décision des conservateurs ontariens d'abolir le Commissariat aux services en français, en plus de suspendre jusqu'à nouvel ordre le projet d'Université de l'Ontario français.

Politique fédérale

Politique