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Le piratage de Marriott pourrait être l’oeuvre de la Chine

Une photo montrant le logo de Marriott sur la devanture d'un hôtel.
Les informations personnelles de jusqu'à 500 millions de clients ont été compromises dans ce piratage. Photo: Reuters / Heinz-Peter Bader
Reuters

Les auteurs du piratage du groupe hôtelier Marriott International Inc. ont laissé des indices qui suggèrent qu'ils travaillaient pour une opération d'espionnage du gouvernement chinois, selon des sources familières avec ce dossier.

Marriott a indiqué la semaine dernière que le piratage avait débuté il y a quatre ans et qu’il avait compromis les informations de jusqu’à 500 millions de clients de son système de réservations Starwood.

Des enquêteurs privés examinant cette faille de sécurité ont découvert des outils de piratage, des techniques et des procédures précédemment utilisées dans des attaques attribuées à des pirates chinois. C’est du moins ce qu’ont indiqué à Reuters trois sources qui n’étaient pas autorisées à révéler publiquement les détails de l’enquête.

Ces indices suggèrent que des pirates chinois peuvent avoir mené cette attaque dans le but de récolter des informations pour les efforts d’espionnage de Pékin, et non pour obtenir de l’argent, ont expliqué deux des sources.

Alors que la Chine est le principal suspect dans cette affaire, les sources ont tenu à préciser qu’il est possible que quelqu’un d’autre soit derrière le piratage, puisque d’autres groupes ont accès aux mêmes outils, dont certains qui sont disponibles en ligne.

L’identification des coupables a été compliquée encore davantage par le fait que les enquêteurs soupçonnent que plusieurs groupes de pirates peuvent avoir pénétré simultanément dans le réseau de Starwood depuis 2014, a dit l’une des sources.

La Chine s’oppose au piratage

Le ministre des Affaires étrangères chinois, Geng Shuang, a refusé de commenter directement cette histoire, mais il a indiqué que la Chine s’opposait fermement à toute forme de piratage.

« Si les parties concernées disposent de preuves, elles peuvent les fournir à la partie chinoise, a déclaré M. Geng lors d’une conférence de presse. Les autorités compétentes procéderont à une enquête conformément à la loi. »

« Mais nous nous opposons résolument aux accusations gratuites en matière de sécurité de l’Internet », a-t-il ajouté.

Les relations déjà tendues entre Wahington et Pékin pourraient être encore compliquées si les enquêteurs confirmaient que la Chine est derrière l’attaque. Les États-Unis et la Chine sont déjà à couteaux tirés en raison des tarifs imposés par les Américains sur les importations chinoises et des accusations d’espionnage visant la Chine.

Beaucoup d’informations compromises

Connie Kim, une porte-parole de Marriott, a refusé de commenter. « Nous n’avons rien à partager », a-t-elle affirmé lorsqu’elle a été interrogée au sujet de l’implication alléguée des Chinois dans le piratage.

Marriott a révélé le piratage vendredi dernier, ce qui a incité les autorités américaines et britanniques à rapidement enquêter.

Les données de clients compromises incluent des noms, des numéros de passeports, des adresses, des numéros de téléphone, des dates de naissance et des adresse courriel. Un petit pourcentage des comptes piratés contenaient également des numéros de carte de paiement brouillés, a indiqué Mme Kim.

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