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Violence contre les femmes : encore « du travail à faire » en Saskatchewan

Pierre commémorative devant laquelle est posé un bouquet d'oeillets rouges.
Près de 30 ans après la tragédie de l'École polytechnique de Montréal, la violence contre les femmes reste d'actualité en Saskatchewan, rappellent diverses organisations. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Dans la province possédant le plus haut taux de violence familiale au pays, la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes prend une signification particulière. Pour plusieurs organisations de la Saskatchewan, c'est l'occasion de rappeler le travail qui reste à faire.

« Nous avons un taux très élevé de violence », explique Crystal Giesbrecht, directrice de la recherche et des communications de l’Association provinciale des maisons d’hébergement pour femmes de la Saskatchewan (PATHS). « Toutes ces organisations travaillent sur ce problème tous les jours pour réduire le taux de violence dans la province. Nous observons des améliorations, mais il y a encore un long chemin à parcourir. »

Le 6 décembre, c’est un rappel frappant du travail qui reste à faire.

Crystal Giesbrecht, directrice de la recherche et des communications du PATHS

Chrystal Giesbrecht rappelle que le taux de violence conjugale de la province est plus de deux fois plus élevé que la moyenne nationale et que huit victimes sur dix sont des femmes.

« Je crois que c’est vraiment important de se souvenir des femmes qui ont été tuées le 6 décembre 1989, mais aussi de toutes les femmes qui ont été victimes d'homicides en raison de leur genre et de violence, continue-t-elle. C’est une journée où nous devons sensibiliser nos partenaires dans les communautés, on doit parler de ces questions, et de ce qu’on peut faire dans nos milieux de travail, nos écoles et nos communautés. Si tout le monde travaille ensemble, peut-être qu’on peut faire changer les choses et réduire ces taux très élevés [de violence]. »

Trop de femmes utilisent encore les centres d’hébergement, trop d’enfants sont encore touchés par ces situations.

Lori Johb, présidente de la Fédération du travail de la Saskatchewan

« La fusillade de l'École polytechnique de Montréal a jeté la lumière sur le problème de la violence contre les femmes, ajoute la présidente de la Fédération du travail de la Saskatchewan, Lori Johb. Depuis, plusieurs efforts ont été faits pour reconnaître la violence et le harcèlement, mais nous devons faire mieux. »

Une journée de commémoration

Diverses activités auront lieu jeudi en Saskatchewan pour commémorer la fusillade de l’École polytechnique de Montréal.

Les membres du gouvernement porteront un ruban blanc pour montrer leur soutien à la lutte contre la violence.

Une conférence sur la violence contre les femmes se tiendra à l’École polytechnique de Moose Jaw.

Une veillée à la chandelle aura également lieu à Regina jeudi soir, à partir de 19 h, à la cathédrale Saint-Paul. Une cinquantaine de personnes sont attendues sur place.

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