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Enquête de l'AMF : Bellemare se montre rassurant devant les investisseurs

Le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare.
Le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
La Presse canadienne

Sous la loupe de l'Autorité des marchés financiers (AMF) en compagnie d'autres cadres, le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, a voulu tempérer l'incidence de cette enquête, jeudi, à New York, dans le cadre de la journée des investisseurs du constructeur d'avions et de trains.

Le gendarme boursier québécois a décidé d'examiner la mise en place du Régime d'aliénation de titres automatique (RATA) mis sur pied en août, un programme permettant à des cadres de vendre des actions ou des options.

À ce moment, le titre se négociait aux alentours de 4,60 $, mais depuis l'action a piqué du nez pour coter à environ 2,20 $ à la Bourse de Toronto.

« Des actions ont été vendues dans le cadre de ce plan, a dit M. Bellemare aux actionnaires. Dans mon cas, c'est très peu. Je détiens encore 80 % de mon programme d'incitatifs à long terme. Il en va de même pour mon équipe. »

À son avis, cela démontre l'engagement de l'équipe de direction à l'endroit du plan de redressement et du succès à long terme de Bombardier.

Quant à l'enquête de l'AMF, M. Bellemare a estimé que le gendarme boursier québécois « faisait son travail » et jugé « normal » qu'il y ait un examen en raison de la fluctuation du cours de l'action de la compagnie.

« Nous avons offert notre entière collaboration, a-t-il dit. Je suis convaincu que nous avons suivi les règles et nous espérons [que le processus] soit complété rapidement. »

Un Q400 de Bombardier aux couleurs du transporteur WestJet.Un appareil Q400 de l'avionneur Bombardier du transporteur WestJet. Photo : La Presse canadienne / Bombardier/HO

Croissance des revenus de 10 %

Par ailleurs, Bombardier prévoit une croissance de 10 % de ses revenus en 2019, grâce à l'entrée en service de son nouveau jet d'affaires, du carnet de commandes de sa division ferroviaire et de son offre de service après-vente.

Cette prévision a été dévoilée environ un mois après l'annonce d'une restructuration qui se traduira par l'élimination de 5000 emplois, dont 2500 au Québec, ainsi qu'une chute de 60 % du cours de l'action depuis l'été.

La multinationale prévoit un chiffre d'affaires de 18 milliards de dollars américains alors que l'entrée en service du Global 7500 - dont tous les avions sont vendus jusqu'en 2021 - devrait lui permettre de livrer entre 150 et 155 appareils d'affaires en 2019, comparativement à environ 135 cette année.

Cette prévision est relativement conforme aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters Eikon, qui anticipent un chiffre d'affaires d'environ 18,1 milliards de dollars américains au terme de la prochaine année financière.

Après trois ans d'exécution de notre plan de redressement, Bombardier est une entreprise beaucoup plus solide.

Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier

Le carnet de commandes de 34 milliards de dollars américains de Bombardier Transport représente plus de 80 % des revenus de cette division en 2019, qui sont estimés à 9,5 milliards de dollars américains.

Les recettes tirées des services après-vente devraient afficher une croissance de 500 millions pour atteindre 4 milliards de dollars américains en raison de la maintenance à effectuer sur plus de 100 000 voitures de trains, au moins 4700 jets d'affaires et 1250 appareils régionaux.

M. Bellemare cherche à rassurer les investisseurs depuis la divulgation des résultats du troisième trimestre, il y a un mois.

L'entreprise avait alors affiché un trou de 600 millions de dollars américains dans ses liquidités, en raison de dépenses plus élevées que prévu dans sa division ferroviaire, ce qui a soulevé des questions sur la capacité de la société à atteindre ses cibles. Certains sont aussi préoccupés par la lourde dette de l'entreprise, qui était de 9,5 milliards de dollars américains en date du 30 septembre.

En excluant les éléments non récurrents, Bombardier s'attend à générer des flux de trésorerie qui devraient osciller entre 250 millions et 500 millions de dollars américains en 2019.

« La solide marge du bénéfice d'exploitation [de 9 %] chez Bombardier Transport devrait rassurer les investisseurs », a estimé Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note.

En plus d'avoir procédé à une autre importante restructuration le mois dernier, Bombardier avait vendu des actifs, dont son programme d'avions à hélices Q400, en plus de signaler qu'elle évaluait ses options entourant ses jets régionaux CRJ.

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