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La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys ferme temporairement ses piscines

Façade de l'immeuble et panneau indiquant l'adresse de la commission scolaire
Le siège social de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les piscines de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), dans l'ouest de Montréal, ont été fermées après la publication du rapport du Bureau du coroner sur la mort de Blessing Claudevy Moukoko, un élève de 14 ans qui s'est noyé l'hiver dernier au centre Père-Marquette, dans Rosemont.

Le rapport en question a été publié la semaine dernière.

La CSMB a ensuite fermé temporairement ses piscines, le temps d'évaluer la situation et de bien voir comment appliquer les recommandations du coroner Louis Normandin.

Cinq établissements scolaires sont touchés par cette décision. Il s'agit des écoles secondaires Dalbé-Viau, Saint-Laurent, Pierre-Laporte et des Sources, ainsi que de l'école primaire Nouvelle-Querbes.

La Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec ne s'oppose pas à cette mesure, pourvu qu'elle soit temporaire, affirme sa directrice, Véronique Marchand. « Je pense que les activités doivent être sécuritaires, indique-t-elle. Toutefois, il ne faut pas que cette mesure devienne permanente, parce qu’on pourrait priver des milliers d’enfants d’être en contact avec un plateau aquatique. »

Blessing Claudevy Moukoko est mort le 15 février 2018. L'adolescent est resté au fond de la piscine du centre Père-Marquette pendant près de 40 minutes avant que quelqu'un le remarque.

Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a décidé de ne pas intenter de poursuite criminelle, mais la famille, elle, poursuit la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et la Ville de Montréal.

Dans son rapport, le coroner recommande que les professeurs d’éducation physique qui encadrent des cours en piscine aient achevé le profil de formation en natation de 90 heures dans le cadre de leur baccalauréat et que, dans le cas où le cours est donné par un instructeur, celui-ci possède une certification de grade 2. Il ajoute que le cours de natation devrait être sous la supervision constante et simultanée d’un enseignant, qui donne le cours, et d’un sauveteur ou surveillant, qui n’a d’autre tâche que de surveiller. Si ces conditions ne sont pas remplies, le cours devrait être suspendu, selon le coroner.

À la Commission scolaire de Montréal, on applique déjà ces recommandations, indique sa présidente, Catherine Harel Bourdon.

« On s'assure que les gens qui sont sur place ont la formation et que le sauveteur est vraiment là pour superviser et gérer la sécurité », précise-t-elle.

Si l'enseignant n'a pas la formation requise – s'il s'agit d'un suppléant, par exemple –, « les activités se déroulent au gymnase et il n'y a pas de piscine pour cette journéa-là », ajoute-t-elle.

Avec des informations de Diana Gonzalez

Grand Montréal

Éducation