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Environnement : le Canada doit sortir de l'Accord de Paris, croit Maxime Bernier

Maxime Bernier au micro à l'émission matinale Première heure, animée par Claude Bernatchez.
Maxime Bernier au micro à l'émission matinale Première heure, animée par Claude Bernatchez. Photo: Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf
Radio-Canada

Maxime Bernier accuse le gouvernement Trudeau de faire preuve d'hypocrisie dans ses cibles de réduction des gaz à effet de serre. S'il était élu premier ministre, le chef du Parti populaire du Canada sortirait de l'Accord de Paris, plutôt que de « mentir » à la population.

Un texte d’Alain Rochefort

Les industries canadiennes ne seraient plus imposées sur le carbone par le fédéral, sous un gouvernement dirigé par Maxime Bernier.

« On ne signerait pas le traité de Paris, on sortirait de ça, explique-t-il. Le gouvernement Trudeau dit qu’avec ses actions, il va atteindre ses cibles. Ses actions, c’est d’imposer une taxe sur le carbone de 20 $ la tonne, mais tous les experts disent qu’à 20 $ la tonne, on n’atteindra pas ses objectifs ».

[Justin] Trudeau est hypocrite et ment à la population. Ça sert à quoi de signer un traité qu’on ne respectera pas?

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

« Moi, je dirais aux provinces, vous pouvez avoir des programmes [sur l’environnement], vous le faites déjà. C’est votre responsabilité, je n’imposerai pas un règlement de plus. Ce n’est pas le rôle d’Ottawa, je laisse ça aux provinces », a-t-il signifié au cours d'un arrêt à Québec, dans le cadre d’une tournée pancanadienne pour faire connaître son parti.

Maxime Bernier croit que le privé détient la clé pour trouver des solutions durables aux problèmes de gaz à effet de serre.

« Il faut des mesures qui vont permettre au privé de trouver des solutions, comme GM par exemple qui va construire des autos électriques, parce que les gens demandent ça », ajoute-t-il.

Pas à Ottawa de payer pour le 3e lien

Dans le même ordre d’idées, Maxime Bernier soutient que l’argent du fédéral ne doit pas servir à la construction d’un 3e lien entre Québec et Lévis. Le programme d’infrastructures instauré sous l’ère de Jean Chrétien « pour acheter des votes » n’a pas sa raison d’être pour des projets locaux.

« Des infrastructures routières, ce n’est pas le rôle du fédéral. Les Québécois ne devraient pas être taxés pour des projets ailleurs au Canada et vice-versa. Je pense que si Québec veut faire un 3e lien, il peut retaxer les Québécois pour ses propres responsabilités ».

« Si une autoroute est nationale, c’est le rôle du fédéral, mais pas des infrastructures locales », affirme Maxime Bernier pour qui la réfection du pont de Québec n'appartient pas non plus à la juridiction fédérale.

Immigration : d’accord avec Legault

Maxime Bernier est d’accord avec l’idée de diminuer le nombre d’immigrants, mais souhaiterait « donner mais un ratio plus important d’immigrations à caractère économique pour combler le manque de main-d’œuvre dans certains secteurs. »

J’écouterais les besoins du Québec. Le gouvernement Legault a été élu légitimement sur une plate-forme où il prône un seuil d’immigration qu’il souhaite réduire de 10 000. Et je respecterais leur décision.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Un parti « populiste, mais intelligent »

Maxime Bernier qualifie par ailleurs le nouveau parti qu’il a fondé de « populiste, mais intelligent ». Il est extrêmement heureux des premiers pas franchis par son parti basé autour de quatre principes : la liberté, la responsabilité individuelle, l’équité et le respect.

« J’étais à Vancouver il y a déjà quelques semaines. Il y a 300 personnes qui sont venues à notre rassemblement. Le but est de parler de notre message, dire à la population qu’est-ce qu’on veut faire, quelle est notre vision pour le Canada ».

« On a déjà 33 000 membres en moins de 2 mois. Si l’on compare avec Parti vert qui existe depuis 35 ans, ils ont 19 000 membres ».

Propos recueillis par Claude Bernatchez, animateur de l’émission Première heure

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