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L’explosion d’Halifax a contribué à la naissance d'un géant de la bière dans les Maritimes

La brasserie Army and Navy après l'explosion d'Halifax, lourdement endommagée.
L'explosion a détruit la brasserie Army and Navy, qui appartenait à la famille Oland. Photo: Archives de la Nouvelle-Écosse
Radio-Canada

Les répercussions de l'explosion d'Halifax, qui a fait 2000 morts et 9000 blessés il y a 101 ans jeudi, sont bien connues. Ce qui l'est moins, c'est que cette catastrophe a donné à une petite brasserie l'impulsion qui lui a permis de devenir la plus grande brasserie indépendante au pays, Moosehead.

La famille Oland était propriétaire de la brasserie Army & Navy de Dartmouth et d’une deuxième, rue Agricola, à Halifax, lors de l’explosion.

La déflagration provoquée par la collision entre le navire de munitions Mont Blanc et le navire norvégien Imo, le 6 décembre 1917, dans le port d’Halifax, a entraîné l’affaissement du toit de la brasserie de la rue Agricola, mais la brasserie de Dartmouth a carrément été pulvérisée. Sept employés, parmi eux le maître-brasseur Conrad G. Oland, ont perdu la vie.

Une photo d'époque de la brasserie Army and Navy de Dartmouth.La brasserie Army and Navy apparaît sur cette photo, prise entre 1860 et 1890. Photo : Moosehead Breweries

Au moment de se relever de la catastrophe, la famille Oland a voulu diversifier l’entreprise. En 1918, George Bauld Oland s’est servi de l’argent reçu des assurances et d’indemnités provenant d’un fonds pour les victimes de l’explosion pour acheter la Red Ball Brewery, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Il s’agissait d’une usine qui pouvait alimenter le marché de la Nouvelle-Écosse ainsi que celui du Nouveau-Brunswick, explique Derek Oland, président exécutif de la brasserie Moosehead aujourd’hui.

Derek Oland pose devant une grande cuve de la brasserie Moosehead à Saint-Jean.La famille Oland a voulu diversifier son entreprise après l'explosion, selon le président de la brasserie Moosehead, Derek Oland. Photo : Sean McGrath

Dix ans plus tard, les Oland ont acheté une deuxième usine à Saint-Jean, la brasserie James Ready. Selon l’histoire relatée par la brasserie Moosehead dans son site web, George Bauld Oland est tombé sur le mot Moosehead en fouillant dans les livres de la nouvelle usine et, cinq ans plus tard, une première bière Moosehead apparaissait sur le marché.

La brasserie Moosehead est née officiellement en 1947. Ce nom est intimement lié, aujourd’hui, à la ville de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, en dépit des origines néo-écossaises de la famille Oland.

D’après des renseignements de Richard Woodbury, CBC

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