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Des parents de l'École André-Piolat face aux membres du Conseil scolaire francophone

Des femmes et des hommes assis dans une salle bondée.
Des parents participent à la rencontre avec le Conseil scolaire francophone à l'École André-Piolat, à North Vancouver. Photo: Radio-Canada / Noémie Moukanda
Radio-Canada

Des parents de l'École André-Piolat, à North Vancouver, ont exprimé, mercredi soir, leur mécontentement envers le Conseil scolaire francophone en raison du manque de communication et de transparence dont celui-ci fait preuve, selon eux.

Un texte de Noémie Moukanda

Les représentants de l'association des parents d'élèves étaient assis d'un côté, les membres du Conseil scolaire francophone, de l'autre. Au centre, une centaine de parents, quelques enseignants et élèves. La rencontre d'urgence convoquée par l'APE, en soirée, promettait d'être houleuse.

Finalement, la présidente de l'APE, Sarah McCurdy, a vite rappelé à l'assemblée qu'il y avait des enfants parmi eux et que les discussions devaient se dérouler dans le respect. Les passions ne se sont pas déchaînées, mais les émotions étaient palpables malgré tout.

Un homme debout tient un micro et une femme et un autre homme assis le regardent.De gauche à droite, Bertrand Dupain, directeur du CSF, Marie-Pierre Lavoie, présidente du C. A. du CSF, Roger Lagassé, conseiller scolaire de la région Côte Sud Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Confiance, communication et transparence

D'emblée, les raisons de la tenue de cette réunion exceptionnelle ont été évoquées : changement constant de direction d’école, fin de projets tels que la Grande Traversée ou la ligue d’improvisation, mise en suspens de projets en cours, manque de transparence et de communication.

Les parents de l'École André-Piolat n'ont plus confiance dans le CSF, soutiennent-ils. « Cela fait huit ans que cette situation de manque de communication perdure », souligne Sarah McCurdy, mère de deux élèves. Elle déplore que cette situation d'instabilité et d’incertitude s’accompagne « de bouleversements » qui se répètent année après année.

Je ne peux pas croire qu’on ne comprend pas l’effet que chacun de ces bouleversements a.

Sarah McCurdy, présidente de l'APE d'André-Piolat

Bettina Cenerelli, mère de deux élèves en secondaire, a précisé que c’est « un point de vue qui est représenté », mais qui est cependant celui de la majorité de parents. « L’école commençait à se faire un nom quand les projets arrivaient à leur fin », regrette-t-elle.

Un directeur en congé administratif

L’incompréhension quant au congé administratif du directeur de l’école figure parmi les inquiétudes les plus vives. Nombre de parents auraient souhaité une meilleure explication de la part du CSF. Le directeur général du Conseil scolaire francophone, Bertrand Dupain, a reconnu que le départ de celui-ci et de la directrice adjointe était en effet « extrêmement dommageable ».

Néanmoins, il a été avare d’explications au sujet de ce congé inattendu, précisant seulement que le CSF doit « assurer la protection de la vie privée de [ses] employés ». Par contre, M. Dupain a annoncé que la directrice adjointe, Claude Bergeron, serait de retour à l’école lundi et occuperait le poste de direction temporaire. « J'espère que M. Brisebois revienne avant les vacances de Noël », at-t-il ajouté.

Un homme parle à un micro devant une assemblée de personnes.Le CSF répond aux questions des parents de l'École André-Piolat, à North Vancouver. Photo : Radio-Canada

La fin de la Grande Traversée

L’annonce de la fin du relais cycliste pancanadien avait créé l’émoi dans la communauté de l’École André-Piolat et chez les francophones. Une décision que Bertrand Dupain s’est défendu d'avoir prise tout seul.

Ç'a été une décision du conseil d’administration qui a voulu mettre fin à la Grande Traversée.

Bertrand Dupain, directeur général du Conseil scolaire francophone

Le directeur général du CSF a expliqué qu’en mai 2018 le C. A. lui a demandé de remettre un rapport sur le projet cycliste. « En septembre, ils m’ont demandé de trouver une autre solution qui était BC Cycling. » Il a dit qu'il ne voulait pas « commenter la décision de ses patrons » parce qu'il « respecte la hiérarchie ».

La nouvelle présidente du C. A. du CSF, Marie-Pierre Lavoie, a toutefois assuré aux parents que les nouveaux élus du CA sont en train d’éplucher ce dossier. Sans rien promettre, elle espère néanmoins qu’une réponse concernant le maintien ou non de la décision prise le 22 octobre sera donnée avant la fin des classes ce mois-ci.

Trois filles et un garçon adolescents debout devant un écran et qui tiennent des ordinateurs.Des élèves de la 10e année d'André-Piolat s'adressent au CSF lors de la rencontre avec les parents de l'école. Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

La continuation des classes de secondaire

Le CSF a dit aux parents que, quel que soit le nombre d’inscriptions, il y aura une 11e année, car le budget existe. « Il est prévu une 12e année pour 2020-21. Avec le C. A., nous nous sommes engagés à créer une "Maternelle à la 12e année" », a-t-il précisé.

Nous n’avons aucun plan pour transférer les élèves d’André-Piolat à Jules-Verne.

Bertrand Dupain, directeur général du Conseil scolaire francophone

Le baccalauréat international

Dans ce volet, Bertrand Dupain s’est aussi voulu rassurant. « C'est aux parents de décider si le CSF doit offrir le diplôme du baccalauréat international. »

Selon lui, le calendrier pour les accréditations sera respecté. Par contre, il ne sera pas possible d’embaucher des enseignants avant le 31 mars, selon la convention collective des enseignants du Conseil scolaire francophone.

L’éducation en français menacée

Les élèves du secondaire à André-Piolat veulent avoir des réponses sur le présent et le futur de leur école. En éliminant une multitude d’activités (...) le CSF nous donne de moins en moins de raisons de rester dans le système.

Une élève de 10e année de l'École André-Piolat

Comme certains parents l’ont fait, quatre élèves de la 10e année ont déploré que la vision du CSF ne mette en péril l’instruction en français, et plus précisément dans leur municipalité. Ils s’estiment « dans le noir » avec l’arrêt de ces projets « rassembleurs ».

Élus récemment, la nouvelle présidente du C. A. du CSF, Marie-Pierre Lavoie, et le conseiller scolaire Roger Lagassé ont répété à maintes reprises qu’ils ont « écouté et entendu » les parents et qu’ils allaient « mettre les choses en place, en regardant vers l’avenir ».

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