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Le policier qui a tiré sur Brydon Whitstone témoigne

Véhicule de la GRC accidenté.
Le véhicule de Brydon Whiststone a violemment percuté celles des agents de la Gendarmerie royale. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) présents lors de la fusillade ont témoigné mercredi, lors de l'enquête publique sur la mort de Brydon Whitstone. C'est la première fois que l'agent Jerry Abbott, qui a tiré sur le jeune Autochtone, témoigne publiquement.

L'agent Abbott et ses collègues soutiennent que le jeune homme n'a pas coopéré avec eux lorsqu'ils lui ont demandé lever les mains et de sortir de sa voiture.

Les agents Garret Dove, Marco Johnson, Jerry Abbott et Trevor Sowers étaient à bord des deux véhicules de police qui ont été percutés par celui du jeune homme. Appelés à témoigner, ils ont donné des détails sur ce qu’il s’est passé ce soir-là.

Garret Dove est le premier de 4 agents à avoir été appelé à la barre aujourd’hui. Il a expliqué que le service de police a reçu un appel le soir de l'incident à propos d’un vol à main armée impliquant un coup de feu. Il poursuit en disant qu’au moment de l’accident, tout se s'est passé très vite et qu’il a pensé « je vais me faire foncer dessus », juste avant que le véhicule percute le sien.

Après l’accident, les agents se seraient approchés du véhicule de Brydon Whitstone, leur arme à la main, pensant qu’il pouvait être armé. Ils auraient demandé au jeune homme de lever les mains et de sortir de son véhicule. Un des agents aurait crié que le suspect cherchait quelque chose.

Marco Johnson tentait de faire sortir Brydon Whitstone du véhicule quand il a entendu les coups de feu. Il confirme lui aussi que le suspect cherchait quelque chose. Après les tirs, ils ont réussi à l'extirper de sa voiture.

Lors des audiences de l'après-midi, Jerry Abbott a été appelé à témoigner. Il a expliqué qu’il allait baisser son arme, car il croyait que Brydon Whitstone mettait ses mains sur le volant. Celui-ci a toutefois fait un mouvement vers son pantalon.

L'agent a alors pensé que le suspect pouvait avoir une arme et lui a tiré dans la poitrine. « Je n'ai pas hésité [...] je ne pouvais pas attendre qu'il sorte une arme ».

Deux véhicules accidentés. Le véhicule de Brydon Whitstone contre celui de la GRC. Photo : Radio-Canada

Garret Dove affirme que lui et d’autres agents de la GRC ont tenté de réanimer Brydon Whitstone avec un massage cardio-respiratoire une fois que le jeune homme a été extirpé du véhicule.

Après avoir entendu le témoignage du policier qui a abattu son fils, Dorothy Laboucane a déclaré que celui-ci n'aurait pas dû faire usage de son arme à feu, qu'il y avait d'autres options, comme un pistolet Taser.

Elle espère que l'enquête publique recommandera aux policiers de mieux coordonner leurs informations. Elle souligne que les policiers qui ont appréhendé son fils pensaient à tort qu'il s'agissait d'un autre suspect armé en fuite. Son fils aurait tenté de fuir, car il était assujetti à des conditions de probation.

Avec les informations de Lise Ouangari

Saskatchewan

Procès et poursuites