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Ligne Appalaches-Maine : la transparence d'Hydro-Québec saluée à Lac-Mégantic

Une photo montre des pylônes d'Hydro-Québec
Des pylônes d'Hydro-Québec Photo: La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT
Radio-Canada

Hydro-Québec a tendu l'oreille aux citoyens de la région de Lac-Mégantic mercredi dans le cadre de son projet de ligne de transport d'électricité vers le nord des États-Unis. Même si les deux projets ne sont pas liés, celui de la voie de contournement est inévitablement revenu sur la table.

Hydro-Québec a étudié la possibilité de faire passer son tracé le long de la future voie de contournement au sud de la route 161. Finalement, c’est l’option au nord de la route qui a été choisie.

Sur le plan technique, c’était moins intéressant et on comprend aussi qu’on est au sein d’une population qui est éprouvée […] On ne sentait pas que ce serait le tracé de moindre impact alors on a regardé une autre option, a résumé la porte-parole Lynn Saint-Laurent pour expliquer la décision de la société d’État.

Le geste a été apprécié par les citoyens présents à la consultation, qui ont notamment salué la transparence et l’ouverture d’Hydro-Québec.

Ce qu’on apprend, c’est qu’ils essaient d’aller chercher des limites de terrain et de l’eau pour être le moins dommageable pour ceux qui ont ces terrains-là. En même temps, on se pose la question : est-ce que ça aurait pu être fait pour la voie de contournement ferroviaire?, a demandé Sylvain Côté, propriétaire d’un terrain à Nantes.

Il affirme avoir posé la question au ministre fédéral des transports, Marc Garneau. J’ai lancé l’appel à M. Garneau pour savoir pourquoi Hydro-Québec peut le faire, mais pas Transport Canada? On va attendre les réponses, a-t-il dit.

Pour Emery Bélanger, producteur forestier de Nantes, le tracé proposé par Hydro-Québec a moins d’impact que celui de la voie de contournement. Socialement, ils sont supposés avoir une sorte de redevances qu’ils vont donner aux municipalités pour des projets sociaux. J’ai trouvé qu’ils étaient mieux organisés que dans la voie de contournement du chemin de fer, a-t-il ajouté.

Le projet

Municipalités traversées par le tracé proposé des Appalaches-MaineMunicipalités traversées par le tracé proposé des Appalaches-Maine Photo : Hydro-Québec

Hydro-Québec a dans les plans un tracé de 103 kilomètres qui partirait du poste des Appalaches, situé à Saint-Adrien-d’Irlande près de Thetford Mines, pour se rendre jusqu’au Maine.

Il passerait notamment par Nantes, Stornoway, Sainte-Cécile-de-Whitton et Frontenac, et ce, parfois sur des terrains privés même si la majeure partie du tracé suivrait une ligne d’Hydro-Québec déjà existante qui devrait être élargie.

Une petite portion de la ligne (580 mètres) passerait d’ailleurs par le parc national de Frontenac.

C’est certain qu’on aura à avoir des discussions avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs parce qu’effectivement, il faut apporter une modification à la loi sur les parcs pour permettre ce projet-là. On va proposer un projet de compensation pour ne pas priver le parc d’une superficie, explique Christiane Rompré, chargée de projet en environnement.

La ligne d’interconnexion des Appalaches-Maine doit voir le jour en 2022.

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