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  • Exclusif
  • Une plainte contre Robert Trudel entre les mains de la justice

    Robert Trudel parle au micro lors d'une présentation devant public
    L'ex-directeur général de la Cité de l'énergie, Robert Trudel Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    La Sûreté du Québec (SQ) a soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) un dossier visant Robert Trudel pour des gestes à caractère sexuel à l'endroit d'une plaignante, selon ce qu'a appris Radio-Canada. Le fondateur et ex-directeur général de la Cité de l'énergie pourrait ainsi faire face à des accusations criminelles. Invité à commenter, il nie tout.

    Un texte de Marie-Pier Bouchard

    Quelques jours après la diffusion du reportage de Radio-Canada sur des allégations d'inconduites à caractère sexuel, en mai dernier, deux femmes ont décidé d'aller plus loin et ont formellement porté plainte à la police contre Robert Trudel, selon nos informations.

    Elles ne font pas partie des cinq femmes qui alléguaient dans le reportage avoir été victimes d’inconduites à caractère sexuel de la part de l’homme. Rappelons que dans ce dossier, aucune plainte n’a été déposée à la police et aucune accusation n’a été portée contre Robert Trudel.

    Quelques semaines après la diffusion, l'homme a quitté son poste de directeur général de la Cité de l'énergie.

    Une femme assise sur un fauteuil en discussion avec une autre femme à visage couvert qui est assise en face d'elle.La journaliste Marie-Pier Bouchard a recueilli les témoignages de cinq femmes qui allèguent avoir été victimes d'inconduites à caractère sexuel de la part de Robert Trudel. Photo : Radio-Canada

    Après quelques mois de travail et une rencontre avec M. Trudel, l’enquête est terminée du côté de la SQ pour une des deux plaintes.

    D'après nos sources, le dossier est maintenant entre les mains du DPCP qui décidera, au terme de son analyse, si la preuve est suffisante pour déposer des accusations.

    Le porte-parole du DPCP, Me Jean-Pascal Boucher, n’a pas confirmé ni infirmé l’information. La Sûreté du Québec ne confirme rien non plus concernant la tenue d'une enquête visant Robert Trudel.

    « J'ai rien à dire »

    Joint au téléphone, Robert Trudel affirme qu'il n'était pas au courant que des femmes avaient porté plainte à la police contre lui pour des gestes à caractère sexuel.

    Il nie toute allégation en ce sens et mentionne qu'aucun enquêteur ne l'a rencontré.

    Pour l'instant, il ne veut pas commenter. Aucune accusation n’a été portée contre lui jusqu’à maintenant.

    Rappel de la Sûreté du Québec

    Si la Sûreté du Québec refuse de commenter les informations de Radio-Canada, on tient cependant à rappeler l’importance de porter plainte. Toute personne qui a des raisons de croire qu'elle a subi des comportements inadéquats ne doit pas hésiter à s'adresser aux autorités, rappelle la SQ.

    Que ce soit des hommes, des femmes, des enfants, on encourage toutes les victimes à porter plainte, dit la porte-parole, Éloïse Cossette.

    Nous on veut vraiment dire aux victimes que peu importe le délai, même si ça fait plusieurs années que les gens ont été victimes, on est en mesure de prendre leur plainte.

    Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec
    Une porte-parole de la Sûreté du Québec portant l'uniforme en entrevue avec une journalisteÉloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec Photo : Radio-Canada

    Elle explique que ce sont des enquêteurs spécialisés qui mènent ce genre d'enquête.

    Afin de faciliter le processus, Éloïse Cossette invite les gens à noter le plus de précisions possibles sur les événements avant de se rendre au poste de police pour porter plainte.

    Que ce soit des dates, des heures, des lieux, des noms de témoins à contacter : tous les détails qui peuvent être vérifiés par les enquêteurs sont importants pour monter un dossier à présenter au DPCP, explique-t-elle.

    On ne veut vraiment pas que la peur du système de justice bloque les gens. Nous on est là pour les accompagner dans le processus de plainte et les diriger vers toutes les ressources qui peuvent les aider, ajoute Mme Cossette.

    Par ailleurs, jusqu'au 16 décembre, le gouvernement du Québec mène une campagne de sensibilisation contre les agressions sexuelles, l'exploitation sexuelle et la violence conjugale.

    Qu'est-ce qu'une agression sexuelle? Comment savoir si on en a été victime? Comment obtenir de l'aide? Comment porter plainte? Différents messages diffusés, sur les médias sociaux entres autres, répondent à toutes ces questions.

    Mauricie et Centre du Québec

    Justice et faits divers