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L'Alberta offre son soutien aux Franco-Ontariens

Une trentaine de personnes sont rassemblées devant le drapeau franco-albertain avant qu'il soit hissé sur un mat.
Le drapeau franco-albertain a été hissé en soutien aux Franco-Ontariens mercredi matin à Edmonton. Photo: Radio-Canada

Des membres du gouvernement néo-démocrate et de la communauté francophone ont hissé le drapeau franco-albertain mercredi devant l'Assemblée législative en soutien aux Franco-Ontariens qui ont subi les compressions du gouvernement de Doug Ford.

L’activité a été organisée par quelques députés néo-démocrates préoccupés par les compressions faites en Ontario, dont la députée de Sherwood Park, Annie McKitrick.

C’est pour appuyer tous les Franco-Ontariens, mais aussi toute la francophonie au Canada et [pour] rappeler à tout le monde qu’au Canada, on est francophone dans chaque province et dans chaque territoire.

Annie McKitrick , députée de Sherwood Park.

« Ce qui nous inquiète aussi, c’est que Jason Kenney est proche de Doug Ford. On se demande s’il va reproduire ce qui se fait en Ontario? Ça nous inquiète beaucoup parce que je pense que ce n’est pas seulement de parler en français qui est important, mais c’est de se sentir francophone et de comprendre les besoins des francophones en Alberta », ajoute la députée.

« Moi, je vois que la communauté francophone grandit et qu’elle a de fortes racines ici. C’était important pour nous de dire qu’on appuie les francophones du pays », a dit pour sa part le ministre de la Culture et du Tourisme, Ricardo Miranda.

Le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Marc Arnal, était présent. Pour lui, il est essentiel que les francophones de l'Alberta soient conscients de la situation et engagés dans le combat des Francos-Ontariens.

Ce qui rend la situation difficile en Ontario, c’est que les choses allaient quand même assez bien. On a vu de la signalisation routière bilingue, par exemple. C’est choquant et inquiétant parce qu’on se dit, il y a bien pire que cela qui peut arriver ailleurs.

Marc Arnal, président de l'ACFA

« Historiquement, le gouvernement de l’Alberta a toujours refusé de reconnaître la dualité linguistique et les langues officielles. Aujourd’hui, on a un gouvernement qui, en plus de nous donner une politique et de reconnaître notre drapeau, manifeste son appui aux francophones », ajoute Marc Arnal.

Résident à Edmonton et étudiant au campus Saint-Jean, Sympa César, lui, est particulièrement choqué de voir le projet d’université francophone annulé.

« Comme étudiant du campus Saint-Jean, ça me tracasse vraiment de voir que le projet de l’Université francophone est annulé, alors que c’est un projet pour lequel ils ont beaucoup travaillé. Ce serait comme si le gouvernement ici coupait le projet de la politique sur les services en français. Ça me fait vraiment de la peine de voir qu’ils vivent ça et ça fait du bien de pouvoir montrer mon support », a-t-il lancé.

C’est aussi cette question qui préoccupe particulièrement Yic Camara. « Voir qu’un projet aussi important peut être annulé comme ça du jour au lendemain, ça, c’est très grave et ça crée un précédent qui pourrait être répliqué ici », affirme-t-il.

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