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La Colombie-Britannique mise sur les crédits d’impôt dans son plan sur le climat

Cette année, le premier ministre de la Colombie-Britannique s’est aussi voulu rassurant au sujet des cibles de réductions de gaz à effet de serre après l’approbation d’un projet de gaz naturel liquéfié de 40 milliards de dollars dans le nord de la province.

Photo : Reuters / Peter Andrews

Radio-Canada

Le premier ministre, John Horgan, et le chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, Andrew Weaver, ont présenté la stratégie sur le climat que la province entend mettre de l'avant pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et devenir une économie à faibles émissions de carbone.

Dans son plan dévoilé mercredi à la bibliothèque centrale de Vancouver, la province mise notamment sur des crédits d’impôt pour atteindre ses cibles de même que sur la réorientation de revenus tirés de la taxe sur le carbone pour inciter les industries à opter pour des activités plus propres.

« En passant à l’énergie propre et renouvelable, comme notre abondante réserve d'électricité, nous allons pouvoir alimenter notre économie florissante et rendre la vie plus abordable pour les Britanno-Colombiens », déclare le premier ministre par communiqué.

Le chef du Parti vert accueille positivement le plan Clean BC. « C’est la preuve de ce que nous pouvons accomplir quand nous reconnaissons nos valeurs communes et que nous nous engageons à travailler ensemble », indique-t-il dans un communiqué. Il ajoute avoir hâte de travailler avec le gouvernement, les entreprises et les autres acteurs pour mettre en application ce plan dont les générations futures profiteront, selon lui.

Les points marquants du plan

Avec son plan, le gouvernement s’engage notamment à aider les industries à réduire leur pollution par le carbone de 8,4 mégatonnes d’ici 2030. Il espère aussi réduire les déchets organiques résidentiels et industriels en les transformant en énergie propre. Il souhaite ainsi restreindre de 0,7 mégatonne la pollution causée par le carbone d’ici 2030.

Victoria entend également accélérer le passage vers des énergies plus propres à la pompe avec des réductions supplémentaires de l’intensité carbonique des carburants de transports. Cette mesure aura pour effet de diminuer de 4 mégatonnes la pollution causée par le carbone d’ici 2030.

Le gouvernement répète aussi des éléments déjà annoncés au cours de cette année. En effet, il avait déjà fait savoir qu’il souhaitait moderniser des immeubles pour économiser de l’énergie. Ainsi, il s’engage à ce que tous les nouveaux immeubles construits d’ici 2032 soient à consommation énergétique nette zéro.

Il répète aussi que toutes les voitures vendues dans la province seront électriques d’ici 2040.

Le plan fait partie des objectifs de la province de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030, de 60 % d’ici 2040 et de 80 % d'ici 2050.

Les réductions présentées mercredi atteignent 75 % des objectifs de 2030. Le gouvernement dit qu’il travaillera à atteindre les 25 % restants au cours des 18 à 24 prochains mois.

Le gaz naturel liquéfié, une épine dans le pied?

En octobre dernier, le premier ministre s’était aussi voulu rassurant au sujet des cibles de réductions de gaz à effet de serre après l’approbation d’un projet de gaz naturel liquéfié de 40 milliards de dollars dans le nord de la province.

Une représentation du projet de gaz naturel liquéfié dans le nord de la Colombie-Britannique. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Royal Dutch Shell, Mitsubishi, le géant malaisien Petronas, PetroChina et Korean Gas ont finalement donné leur aval à cet important de gaz naturel liquéfié projet tard lundi.

Photo : LNG Canada/Flickr

Un plan applaudi par des environnementalistes

L’organisme Sierra Club considère le plan présenté par Victoria comme « un pas important dans la bonne direction ».

La directrice de la campagne sur les changements climatiques de l’organisme, Caitlyn Vernon, dit qu’il s’agit d’un plan qui doit être applaudi et soutenu. « Le plan livre des actions concrètes et efficaces avec de la transparence et l’obligation de rendre des comptes », estime-t-elle.

La seule ombre au tableau selon l’organisme est l’engagement du gouvernement envers le gaz naturel liquéfié (GNL). Cette question reste, selon lui, préoccupante, car le plan du gouvernement n’indique pas clairement combien de pollution est permise pour les terminaux de GNL.

De son côté, l’Institut Pembina affirme qu’il s’agit d’un plan avant-gardiste au Canada et en Amérique du Nord dont « les Britanno-Colombiens peuvent être fiers ».

Colombie-Britannique et Yukon

Changements climatiques