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En Outaouais, 1 jeune sur 5 a des problèmes d'anxiété, de dépression ou d'alimentation

Un adolescent déprimé se regarde dans le miroir de la salle de bains.
Selon les plus récentes données, 19 % des garçons consomment des médicaments pour se concentrer ou se calmer. Photo: Getty Images / Brian Niles
Radio-Canada

Les jeunes du secondaire en Outaouais sont plus nombreux à avoir reçu au moins un diagnostic médical d'anxiété, de dépression ou d'un trouble de l'alimentation que leurs pairs. Cela représente 22 % des élèves de la région contre 19,5 % pour le reste de la province, selon l'Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) publiée mercredi.

En 2016-2017, presque 15 % des élèves québécois prennent des médicaments pour se concentrer ou se calmer, alors qu'ils étaient près de 8 % six ans plus tôt.

Selon les plus récentes données, 19 % des garçons consomment ce genre de médicaments.

Pour les autres indicateurs analysés dans le cadre de cette étude, les données de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) montrent une hausse en Outaouais du nombre de fumeurs actuels de cigarettes, soit 4,5 %.

La région de l’Outaouais dénombre aussi une proportion plus élevée de jeunes en situation d’obésité, soit 8,5 % contre 6,5 % dans le reste de la province.

D’un autre côté, la proportion est un peu plus élevée que celle du Québec quant à la consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour, soit 44 % contre 42 %. Un autre fait saillant positif de l’étude, l’utilisation du condom lors de la dernière relation sexuelle consensuelle est 5 % plus élevée que dans l’ensemble du Québec.

La docteure Camille Paquette, médecin spécialiste en santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais, est d’avis que, pour faire changer les habitudes de vie, il faut agir de façon simple avec les adolescents.

Ce qu'il faut, c’est rendre les choix simples, faire en sorte que l'environnement les amène à faire ces choix-là. Ce n’est pas juste de mettre des affiches pour leur dire de faire plus d’activités physiques dans les écoles, c’est de rendre l’activité physique disponible dans l’école, facile à faire, et de l’intégrer dans leur routine, a-t-elle dit.

La violence à l’école, sur le chemin de l’école ou la cyberintimidation touche 37,5 % des jeunes de la région.

En Outaouais, un total de 3556 des quelque 19 000 élèves du secondaire ont répondu au questionnaire de l'EQSJS. Ceux-ci provenaient de 21 écoles et de 166 classes, des secondaires 1 à 5, réparties sur tout le territoire. Il s'agit de la deuxième édition de cette enquête auprès des jeunes du secondaire du Québec.

Ottawa-Gatineau

Santé