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Le policier qui a tiré sur Brydon Whitstone aurait tenté de le réanimer

Une photo de Brydon est accrochée au-dessus du lit de son père.
Plusieurs personnes témoignent cette semaine dans le cadre d'une enquête publique du coroner portant sur la mort du jeune Autochtone Brydon Whitstone. Photo: Albert Whitstone
Radio-Canada

Brydon Whitstone était menotté et avait deux blessures par balle à la poitrine lorsque les efforts de réanimation cardiaque ont commencé. Dans le cadre d'une enquête publique du coroner, trois témoins ont décrit mardi le fil des événements au sujet de la mort du jeune Autochtone abattu par un policier en octobre 2017 à North Battleford, en Saskatchewan.

Dans son témoignage, l’ambulancier Richard Kenkel a affirmé que, lorsqu’il est arrivé sur les lieux de l’incident, le jeune Autochtone de la Première Nation d'Onion Lake était au sol sur le dos, les mains menottées placées au-dessus de la tête, présentant deux blessures par balle près du cœur.

Un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) faisait des compressions thoraciques au jeune homme.

Selon les informations transmises au jury, des pompiers et deux policiers, dont celui qui avait tiré les coups de feu, ont tenté de ranimer le jeune homme, qui saignait abondamment.

Les ambulanciers ont poursuivi les efforts de réanimation cardiaque, sans succès. La mort de Brydon Whitsone a été déclarée en route vers l’hôpital, à 9 h 38.

Un agent de la GRC témoigne

Une demi-heure auparavant, l’agent Matthew McKay conduisait un véhicule de police lorsqu’il a aperçu une voiture dont l’apparence correspondait à la description d’un véhicule volé. Après avoir allumé ses gyrophares, il a vu la voiture accélérer « comme une fusée ».

Le policier a poursuivi le véhicule, qui est alors entré en collision avec un autre véhicule de police. Les dommages sur ce véhicule étaient si importants que Matthew McKay a cru qu'ils auraient pu tuer l'un des policiers à bord.

L'un des véhicules policiers repose sur le terrain d'une résidence.La voiture de Brydon Whitston est entrée en collision avec deux véhicules de la police, avant que son conducteur eut été dabattu par un agent de la GRC, en octobre 2017. Photo : Radio-Canada / CBC

L’agent dit s’être avancé à pied, l’arme au poing, vers l’intersection où la voiture du suspect s’était immobilisée. Près de la porte du côté passager, Matthew McKay a vu que les mains du jeune homme étaient posées sur le volant. Avec d’autres policiers, il a commencé à crier au jeune homme de sortir de la voiture.

L’agent aurait entendu un autre policier crier, puis aurait entendu un coup de feu.

La petite amie donne sa version des événements

Amanda Wahobin, petite amie de Brydon Whitstone et passagère du véhicule de ce dernier au moment des faits, était également à la barre des témoins, mardi.

Sa version des faits reste essentiellement la même que celle du policier. Brydon Whitstone aurait refusé de s’arrêter et de sortir du véhicule, même lorsqu’il était encerclé de policiers.

Après une première blessure par balle, M. Whitstone aurait tenté de faire marche arrière. Il aurait alors été touché une seconde fois et aurait cessé de bouger.

Neuf personnes doivent encore témoigner en Cour dans le cadre de l’enquête du coroner. L’officier qui a tiré sur le jeune homme devra notamment témoigner mercredi. L’enquête devrait se conclure vendredi, et le jury fera des recommandations sur les manières de prévenir d’autres morts comme celle-ci.

Saskatchewan

Justice et faits divers