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140 000 $ pour lutter contre le crime et le trafic humain à Windsor et à Sarnia

Des mains liées.
En ce moment même, plus de 2,4 millions de personnes sont victimes de trafic humain, selon les estimations de l'ONU. Photo: iStock / aradaphotography
Radio-Canada

Le gouvernement de l'Ontario accorde 140 000 $ aux services de police de Windsor et de Sarnia afin d'aider ces villes à contrer les activités criminelles et le trafic humain ainsi qu'à venir en aide aux victimes de cette pratique.

Ces fonds font partie d'un investissement total de 1,5 million de dollars pour l'ensemble de la province.

Près de 40 000 $ iront à la police de Sarnia pour appuyer un projet d'identification et de surveillance des réseaux de trafic humain.

Quant au service policier de Windsor, il recevra près de 100 000 $ pour de la formation et l'acquisition de nouvelles technologies destinées à identifier les auteurs de trafic humain et les victimes.

Les besoins à Windsor

Il est important de continuer à nous concerter avec la Police provinciale de l'Ontario et les services de police de Windsor pour cibler les besoins dans la région, dit la coordonnatrice des services sociaux de la clinique de services juridiques Legal Assistance of Windsor (LAW), Shelley Gilbert.

LAW soutient les personnes qui ont été exploitées, soit ici ou à l'échelle internationale, en les aidant notamment à s'établir dans la région ou à fuir la communauté, selon les circonstances.

Nous travaillons surtout avec des femmes qui ont [fait l'objet d'un trafic] dans l'industrie du sexe, mais aussi avec des gens qui sont contraints par quelqu'un qui récolte l'argent, dit-elle.

Mme Gilbert ajoute que le trafic humain est un problème complexe qui requiert de nombreux intervenants.

Elle se dit heureuse de voir que la police et le gouvernement reconnaissent qu'il s'agit d'un enjeu dans la région de Windsor et ailleurs au pays.

Un manque de logements abordables

Les gens prennent des risques lorsqu'ils choisissent des amis et des colocataires, dit-elle.

Mme Gilbert maintient que le manque de logements ne crée pas seulement plus d'itinérance, mais place certains individus dans des situations qui ne sont pas sécuritaires.

Il y a beaucoup d'oppression systémique dans plusieurs régions, et certaines politiques et procédures peuvent faire souffrir les gens les plus à risque, selon Mme Gilbert.

Avec les informations de CBC News

Windsor

Finances publiques