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Des citoyens de Chambly demandent des comptes à leurs élus

Des dizaines de personnes sont réunies à l'entrée de l'hôtel de ville de Chambly. L'une d'entre elles tient une pancarte où l'on peut lire : « J'ai pas voté pour ça. »
Des dizaines de personnes ont répondu à l’appel au rassemblement du Mouvement citoyen de Chambly. Cinquante d’entre elles ont pu assister à l’assemblée. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La dizaine de citoyens qui se sont présentés à l'assemblée du conseil municipal de Chambly, mardi soir, n'ont pas caché leur colère face aux révélations d'un reportage de l'émission Enquête, qui a mis au jour le climat toxique et d'intimidation qui règne à l'hôtel de ville. Mais surtout, ils ont questionné les élus à propos de la récente démolition de la maison Boileau.

Un texte de Émilie Talbot-Hamon

Les citoyens qui se sont présentés à l'assemblée ne s'expliquent toujours pas la décision de détruire le bâtiment, prise il y a deux semaines par le directeur général de la Ville. Ils peinent à comprendre pourquoi la direction générale n’a pas consulté tous les élus et les citoyens avant de faire démolir l’édifice historique.

Des dizaines de personnes ont répondu à l’appel au rassemblement du Mouvement citoyen de Chambly. Cinquante d’entre elles ont pu assister à l’assemblée. Les autres sont restées sur le parvis de l’hôtel de ville et ont écouté la réunion grâce à une transmission audio qui avait été établie pour l’occasion.

La demande principale, c’est de la transparence. C’est de répondre à nos questions. Ces élus-là sont élus par des citoyens. Ils ont posé des gestes qui ont déçu la population, soutient Julie Daigneault, porte-parole du Mouvement citoyen de Chambly.

Pendant les trente minutes qu’a duré la période de questions, les citoyens ont notamment voulu connaître l’avis des élus sur le processus décisionnel qui a entouré la démolition de la maison Boileau. Ils les ont aussi questionnés sur la teneur des rapports d’experts concernant l’état du bâtiment, et ont remis en doute la nécessité de le détruire.

Chambly persiste et signe

Pour la majorité des élus, la décision de détruire la maison Boileau demeure la bonne. Et celle de la faire revivre aussi. Le maire suppléant, Jean Roy, a annoncé il y a presque deux semaines qu’une réplique allait être reconstruite.

Mardi soir, les conseillers ont décidé d’aller de l’avant avec le processus d’appel d’offres, après avoir rejeté une résolution de l’opposition qui visait à mettre en place une consultation publique.

La maison est ceinturée d'une clôture de métal.La maison Boileau avant sa destruction. Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

La conseillère Alexandra Labbé ne voit pas l’urgence de reconstruire la maison Boileau. Elle aurait eu presque 200 ans, cette maison-là. Donc comment est-ce qu’on peut faire une commémoration, marquer la mémoire, marquer l’histoire, mais d’une autre façon qu’une reconstruction de quelque chose qui ne sera jamais la maison Boileau?, demande-t-elle.

Il ne nous viendrait pas à l’idée de détruire la Joconde et d’en repeindre une identique en se disant que c’est aussi bon que la Joconde.

Alexandra Labbé, conseillère municipale de Chambly

Selon Jean Roy, l’intention citoyenne a toujours été de bâtir une réplique de la maison Boileau telle qu’elle était au début du 19e siècle. Il estime qu'une consultation citoyenne n'y changerait rien.

Le processus d'appel d'offres pour la reconstruction de la maison Boileau doit s'amorcer au cours des prochaines semaines.

Grand Montréal

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