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Vision zéro : le malaise toujours bien présent à Trois-Rivières

Une femme marche dans une rue de Trois-Rivières à côté d'un trottoir recouvert de neige.
Archives Photo: Radio-Canada / Daniel Ricard
Radio-Canada

L'adoption de la Vision zéro par le conseil municipal de Trois-Rivières, il y a près d'un mois, continue de diviser les élus et les citoyens. Le sujet a de nouveau occupé une bonne partie de la séance du conseil, mardi soir.

Un texte de Marilyn Marceau

Le conseiller municipal du district de Sainte-Marthe, Daniel Cournoyer, a déposé une résolution visant à « remplacer la résolution adoptée le 6 novembre 2018 », date à laquelle une majorité de conseillers a voté pour l'adoption de Vision zéro.

Sa résolution disait que c'était dans le but « de reprendre le processus par une consultation de la population dans chacun des districts électoraux avant d'adhérer à cette nouvelle philosophie ».

Même s'il était clair en réunion de travail des élus, qui se tient avant le conseil, que la résolution n'allait pas être adoptée, Daniel Cournoyer tenait à aller de l'avant.

Conseillers municipaux qui lèvent la main pour voterSept conseillers municipaux ont voté contre la résolution de Daniel Cournoyer, trois pour et deux se sont abstenus. Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

La philosophie Vision zéro vise à n'avoir plus aucun accident sur nos routes et pourrait notamment entraîner une diminution de la limite de vitesse de 50 à 40 km/h dans certaines rues résidentielles.

Daniel Cournoyer affirme ne pas être contre la philosophie Vision zéro, mais plutôt contre la façon de l'appliquer.

Il affirme que la raison pour laquelle il a déposé cette résolution, c'était pour prendre un pas de côté, pour faire encore mieux et surtout pour obtenir l'acceptabilité sociale de notre population.

Je ne veux pas mettre l'acceptabilité sociale ou la consultation citoyenne au 17e point, je vais la mettre au 2e point, dit-il.

Plusieurs élus ont pris la parole avant la tenue du vote, signe que le sujet soulève les passions. La résolution a finalement été rejetée par la majorité des élus.

Je n’aurai pas le choix de me rallier avec le groupe, on va aller de l’avant; j’émettrai mes commentaires en temps et lieu.

Daniel Cournoyer, conseiller municipal du district de Sainte-Marthe

Un vote divisé… et payant, littéralement

Sept conseillers ont voté contre, donc pour le maintien de Vision zéro, et trois pour la résolution. Deux conseillers étaient absents.

De plus, deux personnes se sont abstenues : la mairesse suppléante, Ginette Bellemare, et la conseillère municipale du district de Chavigny, Maryse Bellemare.

Or, la greffière a alors déclaré que la conseillère s'exposait à des conséquences. Elle écopera en fait d'une amende de 10 $, car un conseiller n'a pas le droit de s'abstenir. Seuls le maire et la mairesse suppléante ont le droit de le faire.

Durant la séance, le responsable des relations publiques et des médias à la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, a déclaré que l’imposition d’une telle sanction était du jamais vu en 15 ans.

Pour expliquer son abstention, Maryse Bellemare a rappelé qu’elle a voté en faveur de Vision zéro et dit qu’elle y croyait encore, mais qu’elle est consciente des critiques que ça soulève. Elle est cependant déçue que le conseil ne soit pas uni sur la question, et s’abstenir de voter était une forme de protestation.

Outre les élus, quelques citoyens ont aussi abordé la question de Vision zéro. Ils ont pris le micro à la période des questions pour demander des clarifications ou manifester leur mécontentement.

Une ou deux personnes ont pris la parole pour féliciter le conseil de leur décision d'adopter Vision zéro, comparativement à quatre ou cinq contre la philosophie.

Mauricie et Centre du Québec

Politique municipale