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Affaire russe : pas de prison requise pour l'ex-conseiller à la sécurité nationale de Trump

Michael Flynn, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche (archives).
L'ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, Michael Flynn. Photo: Associated Press / Carolyn Kaster
Radio-Canada

Le procureur spécial Robert Mueller, responsable de l'enquête sur l'ingérence de la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016 et sur une éventuelle collusion avec l'équipe de Donald Trump, ne sollicite aucune peine d'emprisonnement pour Michael Flynn, ancien collaborateur du président. Il évoque son « aide substantielle » dans l'enquête sur la Russie.

Selon des documents de cour largement caviardés, l'ex-conseiller à la sécurité nationale du président a aidé les procureurs dans plusieurs enquêtes. On y précise que le général à la retraite a participé à 19 entrevues avec le procureur spécial et le département de la Justice, en plus de fournir des documents.

« Sa prompte coopération a été particulièrement précieuse, parce qu'il était l'une des rares personnes à avoir une vision à long terme et des informations de première main » sur la situation, affirment les procureurs.

En décembre 2017, Michael Flynn a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs fédéraux. Il a été le premier conseiller de haut rang de Trump à accepter de collaborer officiellement avec le procureur spécial.

Les membres du bureau de M. Mueller indiquent que M. Flynn les a assistés « avec un certain nombre de questions, y compris les interactions entre des membres de l'équipe de transition présidentielle et la Russie ». Le reste de la description de la manière dont Flynn a contribué à l'enquête sur l'ingérence russe est caviardé.

Le document semble énumérer au moins deux autres enquêtes, dont les passages sont aussi masqués; ces enquêtes étant toujours en cours.

Les procureurs indiquent que Michael Flynn a commencé à coopérer à l'enquête « peu de temps après » avoir été approché par l'équipe de Robert Mueller.

L'ex-général à la retraite a été contraint de quitter son poste dans l'administration Trump en février 2017 – après une courte période de 24 jours à titre de conseiller à la Maison-Blanche – pour avoir menti au vice-président Mike Pence au sujet de ses contacts avec l'ambassadeur russe aux États-Unis de l'époque, Sergey Kislyak.

La communauté du renseignement craignait que la Russie puisse le faire chanter.

L’ex-directeur du FBI, James Comey, a affirmé dans une note obtenue par le New York Times que le président Trump avait tenté de le convaincre de ne pas enquêter sur son ancien collaborateur. « C’est un bon gars », aurait dit Donald Trump à M. Comey, en février 2017.

Le président a même congédié James Comey, qui a refusé de cesser son enquête sur M. Flynn et sur la collusion avec la Russie.

Proche collaborateur du candidat Trump pendant la campagne qui l'a mené à la présidence, Michael Flynn avait encouragé les participants à la convention républicaine de juillet 2016 de scander « Emprisonnez-la! » (Lock her up!), se référant à la candidate démocrate, Hillary Clinton.

Il devrait connaître sa sentence le 18 décembre.

Donald Trump, président des États-Unis
Avec les informations de CNN, et New York Times

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