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Le « gros bon sens » de Blaine Higgs préoccupe le Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick

Le premier ministre Blaine Higgs écoute attentivement le discours du Trône.
Le premier ministre Blaine Higgs écoute attentivement le discours du Trône. Photo: Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick trouve préoccupantes les références au « gros bon sens » du premier ministre Blaine Higgs. L'organisme estime que dans l'histoire, cette expression a souvent été évoquée pour freiner le changement.

Le “gros bon sens” présume un point de vue commun et universel, lance d’entrée de jeu Beth Lyons, la directrice générale du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick

Toutefois, un tel consensus n’existerait pas souvent selon elle, et c'est pourquoi elle trouve préoccupant que le premier ministre y fasse référence.

Le "gros bon sens" dans le passé était vraiment une manière de maintenir le statu quo et de priver certains groupes de leurs droits.

Beth Lyons, directrice générale du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick

Par exemple, c’était “le gros bon sens” que les femmes n’avaient pas le droit de voter et que ce n’était pas nécessaire que les femmes reçoivent la même paie que les hommes, ajoute-t-elle.

Une photo de Beth Lyons.Beth Lyons est présidente du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick. Photo : Jacques Poitras/CBC

Cette critique a été publiée mardi dans un communiqué du Conseil des femmes en réponse au discours du Trône du gouvernement Higgs.

L’équipe de Blaine Higgs n’a pas répondu aux appels de Radio-Canada mardi soir.

Cette sortie publique survient une semaine après que le député du Parti vert, Kevin Arseneau, eut fait un reproche similaire à l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick en utilisant une référence à un ministre nazi.

Une expression utilisée

Dans le discours du Trône des progressistes-conservateurs, l'expression bon sens, est utilisée à deux reprises dans la version anglaise et une seule fois dans la version française pour qualifier les solutions proposées pour régler les problèmes d’ambulances dans la province.

Les gens n’accepteront pas que l’idéologie ou la politique fasse obstacle à des solutions inspirées par le bon sens, peut-on y lire.

Une photo de la lieutenante-gouverneure lors de la lecture du discours.Le discours du Trône donne les grandes lignes des dossiers qui seront abordés par le gouvernement. Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Dans la version française du discours du Trône, la seconde utilisation du terme est remplacée par des décisions logiques.

Dès son élection comme chef du Parti progressiste-conservateur en 2016, Blaine Higgs avait indiqué qu’il comptait faire de la politique qui fait du bon sens.

D’autres critiques

Par ailleurs, le Conseil des femmes déplore qu’il n’est pas fait référence à l’avancement de l’égalité entre les hommes et les femmes dans le discours du Trône.

Le Conseil souhaite que le gouvernement vise entre autres l’atteinte de l’égalité hommes-femmes dans le secteur privé et augmente le salaire des éducatrices de la petite enfance.

L'égalité entre les hommes et les femmesL'égalité entre les hommes et les femmes Photo : iStock

Toutefois, Beth Lyons souligne que certains enjeux abordés dans le discours concernent nettement l'avancement des femmes, comme l’accès aux soins à domicile ou la lutte contre la pauvreté. C’était quand même bien de voir ça.

Le Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick est un organisme public qui a pour mandat d’offrir des conseils au gouvernement et d’intervenir sur les questions d’égalités entre les hommes et les femmes.

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