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Baisse des seuils d'immigration : mieux vaut orienter que réduire, soutiennent de nouveaux arrivants

Des adultes de diverses origines ethniques assis dans une salle de classe.

Le Service intégration travail Outaouais offre des cours de francisation aux nouveaux arrivants.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le gouvernement du Québec annonce qu'il accueillera 10 000 immigrants de moins l'an prochain – sous prétexte de vouloir mieux intégrer ceux qui pourront s'installer dans la province – de nouveaux arrivants en Outaouais plaident pour un meilleur accès aux ressources de recherche d'emploi.

Originaire de la République démocratique du Congo, Esaie Malisawa est arrivé au Canada il y a quelques mois seulement. Il estime que son intégration se déroule très bien, principalement parce qu’il maîtrise le français et qu’il a pu être orienté rapidement vers les bonnes ressources d’aide.

Je suis arrivé au bon moment et j’ai rencontré quelqu’un [qui a] essayé de m’orienter dans une bonne voie, raconte-t-il. Après trois mois déjà, je suis sur la bonne voie. C’est pour dire que je suis tombé quand même sur un bon endroit où il y a de la formation.

Un homme répond aux questions d'un journaliste assis à une table de conférence. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Même s'il est Canada depuis trois mois seulement, Esaie Malisawa estime que son intégration se déroule très bien.

Photo : Radio-Canada

Ce ne sont cependant pas tous les nouveaux arrivants qui ont cette chance. Il a par exemple fallu plusieurs années à Yawoa Parkoo pour s’orienter correctement au Canada afin de se trouver un emploi.

Au niveau étatique, je n’ai pas senti d’accompagnement par rapport à mon orientation. Ce qui se passe, c’est qu’on informe très mal [les gens], explique la Togolaise d'origine. Depuis nos pays, on nous dit qu’au Canada, il y a du travail. Dans nos têtes, quand nous arrivons ici, tout de suite on doit commencer à travailler […] Et là on se rend compte que ce n’est pas évident.

Même si leur expérience est aux antipodes, M. Malisawa et Mme Parkoo s’entendent sur une chose : la réduction des seuils d’immigration n’est pas la bonne solution aux problèmes qui affligent la province, à commencer par la pénurie de main-d’œuvre.

La solution, c’est vraiment de donner les bonnes ressources, les bonnes informations aux immigrants qui viennent ici.

Yawoa Parkoo
Une femme assise à une table de conférence répond aux questions d'un journaliste. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yawoa Parkoo a eu de la difficulté à trouver les bonnes ressources au moment de son arrivée au Canada il y a cinq ans.

Photo : Radio-Canada

Je dirais qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre, mais la main-d’œuvre est là. Il faut chercher à connecter les deux [la main-d’œuvre immigrante et le marché du travail]. Ce n’est pas une question de diminuer le nombre d’immigrants. Mais il faut mettre les bonnes ressources aux bons endroits, affirme Mme Parkoo, qui est au Canada depuis cinq ans.

Québec devrait aussi se pencher davantage sur le travail des organismes d'aide aux immigrants sur le terrain pour mieux avoir un meilleur portrait de la situation, croit M. Malisawa.

Si le gouvernement pouvait rencontrer peut-être les responsables du Service intégration travail Outaouais [SITO] [...] il verrait [...] que le SITO fonctionne, fait-il valoir.

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