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SQDC : d'autres producteurs s'activent dans l'espoir de conclure des ententes

Un employé d'une compagnie de cannabis montre sa production
L'engouement des consommateurs a fait en sorte que les tablettes des succursales de la SQDC, dans bien des cas, se sont rapidement retrouvées vides. Photo: Reuters / Chris Wattie
La Presse canadienne

Alors que la Société québécoise du cannabis (SQDC) a mis un frein au déploiement de son réseau de succursales, puisque les stocks ne sont pas au rendez-vous, des producteurs s'activent dans l'espoir de convaincre celle-ci de s'approvisionner auprès d'eux.

Au cours des dernières semaines, au moins deux sociétés établies en Ontario, Supreme Cannabis et Up Cannabis, se sont inscrites au Registre des lobbyistes afin d'approcher la SQDC, a constaté La Presse canadienne.

Dans ces deux cas, l'objectif est clair : ces entreprises veulent faire affaire avec la filiale de la Société des alcools du Québec (SAQ) afin de remplir les tablettes de ses succursales, qui se sont rapidement dégarnies.

« Nous cherchons un contrat de vente [...] pour fournir nos produits », écrit Up Cannabis, une filiale de Newstrike qui est dirigée depuis Oakville, en Ontario, par Jean Richer, et qui propose notamment des fleurs séchées.

Pour sa part, Supreme Cannabis affirme, par l'entremise de sa filiale 7Acres, exploiter un site de production de 342 000 pieds carrés à Kincardine, dont la production annuelle devrait atteindre 50 000 kilos de marijuana.

La « deuxième phase »

Dans la section de son site web où elle explique comment faire affaire avec elle, la SQDC a par ailleurs confirmé qu'elle déployait la « deuxième phase » de sa stratégie d'approvisionnement.

Il est clair que la SQDC a l'intention de diversifier ses sources d'approvisionnement, et c'est pour cette raison que nous procédons à un processus d'appel de propositions visant à trouver de nouveaux fournisseurs possédant les autorisations requises de Santé Canada ainsi qu'une accréditation de l'Autorité des marchés financiers

Un porte-parole de la SAQ, Mathieu Gaudreault, par courriel.

D'après les détails des inscriptions de ces deux entreprises, qui n'avaient pas répondu mardi aux appels et aux courriels de La Presse canadienne, les démarches devraient s'effectuer auprès de la SQDC et de la SAQ par le biais de rencontres, appels et communications écrites. Ces deux mandats expirent à l'automne 2019.

La SAQ n'avait pas indiqué non plus si elle avait eu des échanges avec ces deux producteurs.

Sur le site web de Santé Canada, Up Cannabis est identifié comme un cultivateur, transformateur et vendeur autorisé en vertu de la Loi sur le cannabis. Le nom de Supreme Cannabis ne figure pas sur cette liste, mais sa filiale détient une autorisation des autorités fédérales.

Supreme Cannabis a déjà signé des contrats avec l'Ontario, la Colombie-Britannique, l'Alberta, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse ainsi que l'Île-du-Prince-Édouard.

Six producteurs

Actuellement, la SQDC a conclu des ententes d'approvisionnement avec seulement six entreprises : Hexo, Canopy Growth, Aurora Cannabis, Aphira ainsi que Tilray. L'unique producteur québécois, Hexo, est son fournisseur privilégié.

En octobre dernier, le nouveau président de la Société, Jean-François Bergeron, avait signalé qu'il y aurait bientôt d'autres appels d'offres dans les prochains mois dans le but de faire une place aux plus petits producteurs.

La SQDC avait ouvert 12 succursales le 17 octobre, au premier jour où il était possible de consommer légalement du cannabis à des fins récréatives, avant de réduire ses heures d'ouverture à cause de ses problèmes d'approvisionnement.

L'engouement des consommateurs avait fait en sorte que les tablettes des succursales, dans bien des cas, se sont rapidement vidées.

Encore quelques mois

Les succursales ferment maintenant leurs portes les lundis, mardis et mercredis et il faudra encore quelques mois avant que les 12 succursales de la SQDC rouvrent leurs portes sept jours sur sept, comme elles l'ont fait au départ.

M. Bergeron avait rappelé que le plan initial était d'exploiter un réseau de 50 points de vente à la fin de la première année de légalisation, mais que ce plan allait être revu par la SQDC.

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