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Plainte en déontologie contre les policiers impliqués dans la mort du jeune Riley Fairholm

Des véhicules de la Sûreté du Québec déployés sur la route 104.

Scène de crime à Lac-Brome

Photo : Radio-Canada / Martin Celestino

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les parents de Riley Fairholm, un adolescent abattu par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) à Lac-Brome en juillet dernier, déposent une plainte en déontologie policière.

Un texte de Fanny Lachance-Paquette

Tracy Wing, la mère de Riley Fairholm, veut des réponses. Plusieurs mois après le décès de son fils, les détails entourant sa mort demeurent difficiles à obtenir.

Après des demandes d’accès à l’information peu fructueuses au Bureau des enquêtes indépendantes(BEI), qui est en charge du dossier, et confrontée aux longs délais d’enquête du BEI et du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Tracy Wing se tourne maintenant vers le Commissaire à la déontologie.

J’ai pas pu savoir il y avait eu combien de projectiles, où la balle l’avait frappé, des petites choses comme ça.

Une citation de : Tracy Wing, mère de Riley Fairholm

Les deux parents de Riley Fairholm ont rempli des formulaires de plaintes à la déontologie pour décrier le travail de la vingtaine d’agents impliqués dans l’enquête, autant de la SQ que du BEI.

Tous les policiers impliqués dans le dossier visés par la plainte

Dans un long document, les parents de Riley Fairholm relatent les événements de la nuit du 25 juillet 2018 et des semaines subséquentes.

Ils reprochent notamment aux autorités la gestion de la scène de crime, le manque d’assistance médicale à leur fils, les délais avant l’appel au BEI, l’absence de déclaration de certains policiers, le travail de l’agente de liaison de la SQ à l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins et le manque de transparence du BEI en cours d’enquête.

Les enquêtes se poursuivent

La Sûreté du Québec n’a pas commenté le dossier, prétextant qu’il s’agissait d’une enquête désormais menée par le BEI. Pour sa part le BEI a fait savoir par courriel qu’il ne commente pas les dossiers spécifiques, mais soutient que « tous les dossiers sont traités avec professionnalisme » et que les « enquêteurs du BEI traitent tous leurs dossiers avec intégrité et impartialité ».

La plainte en déontologie policière

Le Commissaire à la déontologie policière analysera la plainte au cours des 40 prochains jours. Il informera par la suite les plaignants et les services de police concernés s’il considère la plainte fondée. Si c’est le cas, il y aura ensuite une enquête ou une démarche de conciliation.

Une enquête pourrait mener à des citations devant le Comité de déontologie policière, le tribunal administratif spécialisé en déontologie policière.

Tracy Wing espère que sa démarche servira à fournir des recommandations au corps policiers et au coroner afin que des tragédies comme celle vécue par sa famille ne se reproduise plus.

Riley c’est pas le seul décès au Québec aux mains de la police [...] Il faut que ça arrête. Il faut qu’on le sache, qu’on en parle, qu’on dise : "C’est assez là".

Une citation de : Tracy Wing, mère de Riley Fairholm

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