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La ministre fédérale de l'Environnement anticipe des « chicanes » à la rencontre des premiers ministres

Catherine McKenna
« À chaque fois qu’on se voit, les premiers ministres conservateurs veulent se chicaner et dire que ça devrait être gratuit de polluer », affirme la ministre fédérale de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna. Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
Radio-Canada

La question des changements climatiques risque d'être un point de discorde lors de la rencontre des premiers ministres, qui prendra place à Montréal vendredi, selon la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna.

Un texte de Fannie Olivier

Cette rencontre de la fédération est la première à survenir depuis l’élection de François Legault au Québec, Doug Ford en Ontario et Blaine Higgs au Nouveau-Brunswick – trois provinces où les électeurs ont récemment mis à la porte les libéraux provinciaux. Des frictions sont donc à prévoir, estime Catherine McKenna.

« À chaque fois qu’on se voit, les premiers ministres conservateurs veulent se chicaner et dire que ça devrait être gratuit de polluer », déplore la ministre en entrevue à Radio-Canada. « Moi, j’aimerais beaucoup plus parler de ce qu’on peut faire ensemble et comment on pourrait être plus ambitieux », ajoute-t-elle.

Le principal point à l’ordre du jour de cette rencontre entre Justin Trudeau et ses homologues des provinces et territoires sera la facilitation des échanges commerciaux entre les provinces, mais l’immigration et la tarification du carbone devraient aussi être abordées. La ministre de l’Environnement participera à la réunion.

Catherine McKenna ne ménage pas ses éloges à l’égard du Québec dans sa lutte contre les changements climatiques. Elle souhaite d’ailleurs que le Québec vante ses propres initiatives auprès des autres provinces à la rencontre de vendredi.

Moi, j’espère que le premier ministre Legault va parler de l’expérience du Québec, de comment on peut avoir l’économie qui croît le plus vite au pays tout en réduisant ses émissions.

Catherine McKenna, ministre fédérale de l'Environnement et du Changement climatique

Le gouvernement Trudeau a perdu de nombreux alliés dans son combat pour le climat au cours des derniers mois. L’Ontario et la Saskatchewan contestent devant les tribunaux son plan de tarification du carbone. Le Nouveau-Brunswick a récemment annoncé son intention de se joindre à eux.

Doug Ford a d’ailleurs abandonné le marché du carbone que l’Ontario partageait avec le Québec et la Californie. Selon la ministre McKenna, ce retrait ontarien constitue véritablement une « critique » envers le Québec.

Par ailleurs, Ottawa subira les pressions de l’Alberta et de la Saskatchewan, qui ont demandé mardi que les défis économiques de l’industrie pétrolière soient à l’ordre du jour de la rencontre à Montréal.

COP24

Après sa participation à la réunion fédérale-provinciale, Catherine McKenna se rendra à Katowice, en Pologne, où elle prendra part à la 24e Conférence des Nations unies sur le climat (COP24). Elle espère que les parties signataires de l’Accord de Paris parviendront à s’entendre sur les règles à mettre en place pour que chaque pays honore ses promesses.

« On a vraiment besoin de règles, de transparence et de reddition de compte, explique-t-elle. On travaille fort, c’est un enjeu difficile. »

Le Canada s’est engagé à diminuer de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport au niveau de 2005.

Fannie Olivier est correspondante parlementaire au bureau de Radio-Canada à Ottawa

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