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Trou noir de l'assurance-emploi : une coalition réclame un statut de « régions protégées »

Un homme soulève le bras d'une femme, devant un podium, au Parlement du Canada.
Les représentants de la coalition estiment que les cinq semaines supplémentaires accordées par Ottawa aux travailleurs saisonniers sont insuffisantes. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Dans une nouvelle offensive pour inciter le Parti libéral à s'occuper davantage des travailleurs saisonniers, une coalition de chômeurs, d'élus, de représentants syndicaux de la CSN et d'employeurs a tenu un point de presse aujourd'hui. Ils réclament une nouvelle division des régions pour mieux représenter les besoins locaux.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Cette coalition demande la création d'un statut de « région protégée ».

La porte-parole d'Action chômage Côte-Nord, Line Sirois, réclame une division des régions administratives en « sous-régions où l'industrie saisonnière domine ».

Ainsi, étant donné leur structure économique particulière, les travailleurs saisonniers de la Côte-Nord, de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent pourraient bénéficier de mesures d'exception et donc éviter le « trou noir »

Le trou noir représente la période où un travailleur se retrouve sans salaire et sans prestation d'assurance-emploi. Le nombre de semaines de prestation offerte dépend du taux de chômage dans la région administrative du travailleur.

Concrètement, Line Sirois demande que les régions de la Côte-Nord où c'est plus prospère, à Fermont par exemple, ne figurent pas dans le même calcul que les régions qui dépendent davantage du travail saisonnier.

Ces gens-là n'ont pas choisi de travailler au niveau de l'industrie saisonnière, soutient Fernand Thibodeau, du centre d'action pour l'assurance-emploi des travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick. Les gens sont là, parce que c'est ce qu'il y a par chez nous, l'industrie saisonnière.

Il n'y a pas eu d'étude sur le travail saisonnier depuis 10 ans.

Fernand Thibodeau, centre d'action pour l'assurance-emploi des travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick.

Mesures insuffisantes

Ottawa a prévu un projet pilote visant à offrir jusqu'à cinq semaines supplémentaires de prestations d'assurance-emploi. Or, les représentants de la coalition estiment que cette mesure démontre le manque de compréhension du problème de la part du gouvernement fédéral.

Ce n'est pas le travailleur qui est saisonnier. C'est le travail qui est saisonnier, a plaidé la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill.

Copropriétaire d'un restaurant à Tadoussac, Mireille Pineault estime que les prestations sont inadéquates pour attirer les travailleurs saisonniers.

Mireille Pineault, co-propriétaire d'un restaurant à TadoussacMireille Pineault, copropriétaire d'un restaurant à Tadoussac Photo : Radio-Canada

Notre région se vide. Qui va venir reprendre nos commerces sans employés? Des cuisiniers, des serveurs, des femmes de chambre qui reprennent leur emploi chaque année à la même date sont traités comme des lâches.

Mireille Pineault, copropriétaire d'un restaurant à Tadoussac

Des représentants de la région de Charlevoix et la péninsule acadienne font aussi partie de cette coalition, de même que les députés du NPD Guy Caron et Niki Ashton.

Avec les informations d'Alix-Anne Turcotti et de Daniel Thibeault

Côte-Nord

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