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Baie-Saint-Paul cherche des partenaires financiers pour la Maison Mère

L'ancien couvent des Petites Franciscaines de Marie à Baie-Saint-Paul
L'ancien couvent des Petites Franciscaines de Marie à Baie-Saint-Paul Photo: Radio-Canada/Jean-François Nadeau
Radio-Canada

Le développement économique de Baie-Saint-Paul pourrait passer par l'ancien couvent de la congrégation religieuse des Petites Franciscaines de Marie. La Ville souhaite transformer l'ensemble conventuel en incubateur d'entreprises, mais le hic, c'est que pour l'instant, les dépenses dépassent les revenus.

Un texte de Jean-François Nadeau

La Ville de Baie-Saint-Paul a acheté l'ancienne propriété des Franciscaines de Marie, ce qui représente 15 000 mètres carrés en locaux situés en plein coeur de la municipalité, pour 800 000 $ en 2016. Le couvent abrite depuis un an le projet de Maison Mère dédié au développement d'entreprises.

Plusieurs nouvelles entreprises comme un café, une auberge de jeunesse, un traiteur, une buanderie et une cuisine de production y sont installées et emploient une trentaine de personnes.

Le Café Mousse fait partie des entreprises installées dans la Maison Mère.Le Café Mousse fait partie des entreprises installées dans la Maison Mère. Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Cependant, étant donné la grandeur de l'ancien couvent, seulement 62 % des espaces locatifs sont occupés.

« On veut accueillir des nouveaux projets, des jeunes entreprises, des start-ups, explique la directrice générale par intérim de la Maison Mère, Gabrielle Leblanc. On travaille à aller prospecter en dehors de la région, à Québec, à Montréal, ailleurs. »

Plusieurs locaux sont toujours inoccupés à la Maison Mère.Plusieurs locaux sont toujours inoccupés à la Maison Mère. Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

Coûts d'exploitation élevés

Les coûts d'exploitation de l'immeuble s'élèvent à près d'un million et demi de dollars par année. Le chauffage, à lui seul, représente une facture annuelle de 450 000 $ pour la municipalité de Baie-Saint-Paul.

La Ville doit puiser dans ses surplus pour éponger les déficits. Le maire, Jean Fortin, cherche des partenaires financiers pour rentabiliser la Maison Mère.

« Nous avons investi au-delà d'un million cette année, affirme-t-il. C'est clair qu'on ne pourra pas chaque année aller à cette hauteur-là. Nos disponibilités budgétaires nous l'ont permis. Dans le cas d'une préservation du patrimoine, ça se justifie. On est allés dans nos surplus. »

Valeur patrimoniale

Le couvent possède une chapelle et un espace muséal qui ont une valeur patrimoniale importante, selon Jean Fortin. L'histoire des Petites Franciscaines de Marie est intimement liée à celle de Baie-Saint-Paul.

La chapelle de l'ancien couvent des Petites Franciscaines de MarieLa chapelle de l'ancien couvent des Petites Franciscaines de Marie Photo : Radio-Canada/Jean-François Nadeau

La Ville souhaite donc aussi obtenir l'aide financière des gouvernements fédéral et provincial pour assurer la pérennité du site.

« La prochaine année est cruciale, mentionne Jean Fortin. Dans les prochains mois, on doit pouvoir déjà commencer à compter sur des partenaires. Ce sont des grands espaces qui ne sont pas faciles à rentabiliser. C'est clair que de ce côté-là, nous, on est à regarder de quelle façon on pourrait avoir des gens qui pourraient nous aider. »

Développement durable

La Maison Mère veut favoriser l'émergence d'entreprises en développement durable dans des domaines comme le développement du savoir, le travail collaboratif, l'agroalimentaire, la culture et l'énergie renouvelable.

L'aventure semble profitable pour les entreprises qui louent des espaces dans l'ancien couvent.

« On a des partenaires qui se situent à 20-30 % au-dessus de leurs prévisions, même dans leurs premiers mois d'opération. C'est super enthousiasmant », souligne Gabrielle Leblanc.

Le maire de Baie-Saint-Paul dit avoir bon espoir que la Maison Mère atteindra la rentabilité d'ici 2020 et deviendra un levier économique important pour la région.

« On veut que ce soit un projet qui vienne ajouter à notre développement, qui nous inscrive aussi dans la nouvelle économie, autour de forces qu'on a ici », mentionne-t-il.

Jean Fortin a rencontré plusieurs investisseurs potentiels dans les dernières semaines et affirme qu'il y a de l'intérêt pour la Maison Mère.

Économie