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LNH : Québec encore une fois laissée en plan

L'intérieur du Centre Vidéotron
Que reste-il pour Québec, alors que la LNH s'apprête à accueillir Seattle comme 32e équipe du circuit? Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Autre expansion, autre déception pour Québec qui attend toujours une invitation de la Ligue nationale de hockey pour réintégrer les rangs du circuit professionnel.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Avec l’approbation du bureau des gouverneurs de la LNH pour l’ajout d’une 32e équipe à Seattle, les espoirs des partisans encaissent un autre coup dur, même s’il était grandement prévisible.

Que reste-t-il pour Québec, maintenant que la LNH a comblé le besoin de prendre de l’expansion et de régler l’équilibre géographique au sein de ses associations?

Questionné sur le sujet, le premier ministre François Legault a répondu avec optimisme.

« Là au moins, on est rendu 16-16. 16 [équipes] dans l'Est et 16 dans l'Ouest. Donc, il faut que le prochain soit Québec », a-t-il affirmé mardi.

Mais la suite s'annonce un peu plus complexe, croit l'analyste hockey Martin Leclerc qui rappelle que pour Ligue nationale, c’est l’argent qui parle.

« Ça ne sent pas très bon pour Québec », lance-t-il, tout en précisant qu’il reste encore un filet d’espoir pour les amateurs de la capitale nationale qui rêvent au retour des Nordiques.

« On a essayé de mesurer ça dans le passé, selon la passion des partisans et l'effervescence que le retour du hockey aurait à Québec. Mais, on le voit avec les ajouts de Las Vegas et Seattle, ce sont les intérêts commerciaux de la ligue qui priment. »

Seattle est en plein essor économique et sociodémographique. Elle représente un marché fort attrayant pour la LNH, en constante recherche de nouveaux revenus.

Dans un contexte où la ligue doit bientôt renégocier son contrat pour les droits de diffusion des matchs aux États-Unis, l’ajout de Seattle comme 32e équipe va entre autres créer des rivalités régionales, avec Vancouver plus particulièrement, attrayantes pour l’industrie de la télévision.

« Dans l’Ouest, les partisans de ces équipes sont souvent obligés de regarder des matchs à 16 h parce qu’ils sont disputés dans un autre fuseau horaire. La Ligue nationale essaie de se positionner pour donner aux diffuseurs des matchs en heure de grande écoute dans toutes les régions du pays. »

Gary Bettman a laissé entrevoir la possibilité pour la ligue d’ajouter d’autres formations, au-delà de cette limite imaginaire des 32 équipes. Toutefois, consolider l’avenir de franchises actuelles où le hockey est plus difficile à vendre devrait être la priorité du commissaire, estime l’analyste.

« On parle de la Caroline et la Floride où il n’y a pas beaucoup d’assistances. À Ottawa, il commence à y avoir de l’incertitude. Je pense que les gens de Québecor doivent demeurer branchés et attendre une occasion, même si c’est la solution de dernier recours, c’est probablement la dernière façon d’entrer dans la Ligue nationale qui va rester pour Québec. »

Houston, une rivale pour Québec

Va pour un déménagement d’une équipe de la conférence de l’Est.

Mais si jamais dans l’Ouest, les Coyotes de l’Arizona, toujours aux prises avec des problèmes d’amphithéâtre, devaient déménager, Québec ne serait pas le premier choix des dirigeants de la LNH, croit Martin Leclerc.

« C’est hallucinant de le dire, mais je pense que Houston serait choisie. S’il arrive quelque chose en Arizona, on ne créera pas un autre déséquilibre géographique et déménager cette concession-là dans l’Est. »

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