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Démocratie en surveillance réclame une enquête sur la nomination du commissaire de la PPO

Photo des deux hommes.

Le premier ministre Doug Ford et le commissaire de la PPO ensemble à un gala en 2016.

Photo : Facebook / Reena Foundation

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Doug Ford a-t-il eu son mot à dire au sujet de la nomination du nouveau commissaire de la Police provinciale de l'Ontario? Selon Démocratie en surveillance (Democracy Watch), le nouveau commissaire et le premier ministre provincial sont des amis de longue date et cette situation requiert une enquête.

Un texte de Claudine Brulé

Questionné sur le sujet mardi par les journalistes, le premier ministre a dit que la nomination du commissaire Taverner s'est faite après « un processus transparent ».

Mais il est resté muet quand, à plusieurs reprises, la presse lui a demandé s'il avait participé à la rencontre du conseil des ministres qui a confirmé l'embauche de M. Taverner.

Le premier ministre Doug Ford répond aux questions des journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Doug Ford assure qu'il n'a pas participé au choix de Ron Taverner.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Le Nouveau Parti démocratique a lui aussi soulevé des questions au sujet du choix de Ron Taverner comme prochain commissaire de la PPO, en Chambre mardi.

La ministre de la Sécurité communautaire (responsable de la Police provinciale de l'Ontario), Sylvia Jones, a confirmé que les critères d'embauche avaient été modifiés deux jours après l'affichage initial de l'offre d'emploi.

Mais elle explique que les changements ont été faits afin d'encourager plus de gens à soumettre leur candidature. La ministre ajoute que c'est la firme responsable du recrutement qui a décidé d'apporter les changements.

La ministre qui parle debout en chambre à Queen's Park.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre de la Sécurité communautaire Sylvia Jones

Photo : Radio-Canada / Pierre-Oliver Bernatchez

En Chambre, Mme Jones a ajouté que la décision d'embaucher M. Taverner avait été prise par une entreprise de recrutement et non par le gouvernement.

Selon elle, il est « offensant » de suggérer que M. Taverner n'est pas qualifié pour le poste, compte tenu de sa longue expérience dans le domaine du service public.

Le groupe Démocratie en surveillance explique que le commissaire à l'intégrité a le pouvoir de demander au gouvernement de lui remettre des documents et peut aussi sommer des ministres et autres membres du gouvernement à participer à ses enquêtes.

« On a besoin d'une grande séparation entre l'exécutif, le cabinet, et les gens qui renforcent les lois et c'est pour cette raison que c'est une situation tellement sérieuse pour le premier ministre. »

— Une citation de  Duff Conacher, cofondateur de Démocratie en surveillance
portait Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Duff Conacher est co-fondateur du groupe Démocratie en surveillance (Democracy Watch).

Photo : Radio-Canada

S'il détermine qu'il y a effectivement eu un conflit d'intérêts, le commissaire à l'intégrité aurait le pouvoir de demander que le premier ministre quitte son poste de député, mais la décision finale reviendrait à l'Assemblée législative, et les progressistes-conservateurs y sont majoritaires.

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