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Déversement pétrolier à T.-N.-L. : comment la production a-t-elle pu reprendre, demande le ministre

Le ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, le 20 septembre 2018 à Halifax.

Le ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, le 20 septembre 2018 à Halifax.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Wolf

Radio-Canada

Dans la foulée du plus important déversement de pétrole de l'histoire de Terre-Neuve-et-Labrador, le ministre fédéral des Ressources naturelles se demande pourquoi il a été permis à la pétrolière Husky Energy de reprendre si rapidement la production après une tempête majeure.

Le 16 novembre, 250 000 litres de pétrole se sont déversés dans l’océan Atlantique après que la pétrolière Husky Energy eut tenté de reprendre sur sa plateforme SeaRose la production interrompue pendant une forte tempête. Les vagues atteignaient 8 mètres et demi de hauteur à ce moment-là.

L’attention se tourne à présent vers l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (OCTNLHE). À la suite de la catastrophe écologique, le comité fédéral-provincial indépendant de réglementation indiquait que Husky n’avait pas à lui demander d’autorisation pour reprendre sa production, peu importe les conditions météorologiques qui prévalaient.

La plateforme pétrolière flottante SeaRose.

250 000 litres de pétrole se sont déversés en mer près de la plateforme flottante SeaRose, le 16 novembre au large de Terre-Neuve.

Photo : La Presse canadienne / Husky Energy

Le ministre Amarjeet Sohi dit que le gouvernement fédéral examinera de près les procédures et protocoles observés par l’Office.

Nous devons savoir quelles procédures peuvent être améliorées, pour s’assurer que lorsque le travail reprend après une tempête majeure, qu’il y ait une meilleure communication entre l’Office extracôtier et les compagnies, affirme le ministre des Ressources naturelles.

Si on peut éviter des erreurs, nous allons certainement prendre des mesures, ajoute-t-il.

M. Sohi dit attendre un rapport de l’Office avant de s’avancer sur ce que le gouvernement pourrait faire à ce sujet. Je fais pleinement confiance à l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures pour piloter cette enquête et nous ferons un suivi de leurs recommandations, mentionne-t-il.

Première à tenter de reprendre la production

Mardi, la production n’avait toujours pas repris sur la plateforme SeaRose, au large de Terre-Neuve. La province estime qu’elle perd 4 millions de dollars par jour en redevances.

Toutes les plateformes pétrolières au large de Terre-Neuve ont interrompu leurs activités durant la tempête majeure de la mi-novembre. Certaines d’entre elles ont même été endommagées par les forts vents et les hautes vagues.

Les plateformes Hibernia et Hebron ont bien résisté et ont repris la production quelques jours après les intempéries.

Ce n’est que dimanche dernier que Suncor a relancé la production à l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement Terra Nova.

Quatre bannières de Husky Energy devant les Rocheuses à Lake Louise en Alberta.

Des bannières à l'effigie de la pétrolière Husky Energy aperçues à Lake Louise, en Alberta.

Photo : Reuters / Andy Clark

SeaRose avait été la première plateforme à tenter une reprise de ses activités le 16 novembre, immédiatement après la tempête. Le déversement pétrolier s’est produit à ce moment.

La pétrolière Husky Energy dit qu’une valve défectueuse a causé cette fuite.

Quelques jours après l’incident, le directeur général de l’Office, Scott Tessier, indiquait qu’aucune nappe d’hydrocarbures n’était repérable, ce qui signifie que le pétrole s’est probablement dégradé au point de ne pouvoir être nettoyé. Au moins 15 oiseaux de mer ont été enduits de pétrole, mais les biologistes estiment que des milliers pourraient avoir été touchés.

Avec les informations de CBC

Terre-Neuve-et-Labrador

Industrie pétrolière