•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le projet de bioraffinerie à La Tuque devancé d'un an ? 

Biomasse

Des arbres ayant peu de valeur commerciale sont récupérés pour être transformés en copeaux

Photo : Nicolas Steinbach/Radio-Canada

Radio-Canada

Un partenaire de Bioénergie La Tuque (BELT), qui développe un projet de bioraffinerie de 1 milliard de dollars en Haute-Mauricie, souhaite accélérer l'échéancier, qui prévoit une ouverture en 2023.

L'entreprise finlandaise Neste, qui est partenaire de BELT, travaille beaucoup avec les États-Unis, où la demande pour le biocarburant va bientôt augmenter considérablement.

Les États-Unis ont annoncé lundi qu'ils souhaitent augmenter de 1,2 milliard de litres leur consommation annuelle de carburant renouvelable selon Patrice Mangin, directeur général de BELT.

Cette augmentation de la demande américaine équivaut à la production de six usines comme celle envisagée à La Tuque, souligne Patrice Mangin, qui poursuit en disant que Neste a besoin de biocarburant pour répondre à cette demande.

Pour écouter l'entrevue de Patrice Mangin à Facteur matinal, cliquez ici.

Un échéancier raccourci envisagé depuis quelques mois

L'accélération du projet de BELT était déjà envisagée depuis quelques mois.

La phase 2 du projet prévoyait la construction d’une usine de démonstration en Haute-Mauricie pour tester la production de biocarburant localement.

Cependant, cette étape pourrait être accélérée si la biomasse en Haute-Mauricie était envoyée en France, à Dunkerque, où l’un des partenaires de BELT détient une usine qui pourrait être utilisée pour faire des tests de production.

Patrice Mangin indique que son entreprise compte déposer des demandes de financement auprès des gouvernements de Québec et d’Ottawa pour pouvoir procéder à ces tests en France.

Un projet évalué à 1 milliard $

Le projet de BELT est estimé à 1 milliard de dollars. Il a d’ailleurs reçu l’appui de l’entreprise finlandaise Neste, l’un des leaders mondiaux de l’industrie du biogaz.

La bioraffinerie serait alimentée par les résidus forestiers de La Tuque et permettrait de créer du biodiesel.

Le dg de BELT est avare de détails quant aux développements pour le montage financier de son projet, se contentant de dire qu’il « va plutôt bien ».

Il y a un mois, le Mouvement des caisses Desjardins a donné son appui au projet de bioraffinerie, que le président chef de la direction de Desjardins, Guy Cormier, a qualifié de « novateur » et « rassembleur ».

Mauricie et Centre du Québec

Industrie forestière